Les femmes victimes de violences conjugales en quelques chiffres

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Les femmes victimes de violences conjugales sont encore présentes dans de nombreux foyers. Aujourd’hui, beaucoup de personnes pensent être acteur d’une société civilisée et moderne. Nous pouvons avoir des difficultés à croire qu’une violence ordinaire se produit dans certaines des familles qui semble parfaitement ordinaire. Les femmes victimes de violences conjugales ne sont pas uniquement issu des foyers d’une classe sociale défavorisée. Il existe des individus violents, toxiques, manipulateur, alcoolique, drogué,… dans tous les milieux.

Les médias traitent très peu ce genre d’information et peuvent nous laisser penser qu’il s’agit d’un phénomène marginal. Alors, qu’il s’agit d’un véritable fléau social qui n’est pas assez pris en considération. Les chiffres parvenus en justice sont effrayant. Une femme meurt tous les trois jours sous les coups d’un mari violent.

En France, au cours de l’année 2014, 143 personnes sont décédées, victimes de leur partenaire ou ex-partenaire de vie. De fait, en 2014, 23 hommes sont décédés, victimes de leur compagne ou ex-compagne, selon les chiffres du ministère de la Justice. Sur les 23 femmes auteures d’homicide commis sur des hommes, 5 d’entre elles étaient victimes de violences de la part de leur partenaire, soit 21,74 %.

Comment peut-on en arriver là?

Les femmes victimes de violences conjugales kinesiologie sophrologie Marseille Souvent ont oublie que la violence physique s’accompagne également de violence psychologique. Aucun homme (ou femme) ne va se mettre à battre son partenaire du jours au lendemain. Il n’existe pas de violence physique sans violence psychologique.

Dans la plupart des cas, les femmes victimes de violences conjugales subissent un harcèlement qui monte crescendo au fur et à mesure du temps. Dans un premier temps, des petites réflexions humiliantes ou condescandantes ici ou là .Parfois même déguisées en conseils pour vous aider. Et puis, un jours, une dispute où des insultes fusent et des objets commencent à être cassés. Peu à peu un climat de peur et de terreur commence à s’installer.

Il ne faut pas négliger la violence psychologique car elle est extrêmement dévastatrice et peut faire de gros dégâts (baisse d’estime et de confiance en soi, dévalorisation, dépression,…). C’es peut-être même la plus difficile à vivre lorsque l’on vit dans le même foyer que son bourreau.

Les femmes victimes de violences conjugales kinesiologie sophrologie MarseilleLa violence psychologique

C’est lorsqu’une personne dénigre, méprise voir humilie une autre personne. Ces paroles et/ou ces gestes ont pour but de déstabiliser ou de blesser l’autre. Il nous arrive à tous de nous emporter et de malheureusement regretter certaines de nos paroles. Généralement, nous culpabilisons d’avoir heurté notre ami et habituellements ces dérapages sont suivis d’excuses et de regrets.

La violence psychologique n’est pas ponctuelle. C’est une manière d’être, le persécuteur fonctionne de manière toxique, par orgeuil, perversion ou méchanceté va écraser son partenaire. Ces attaques se font graduellement, au début elles sont subtiles et difficiles à repérer, puis elles augmentent à mesure que la victime les considère comme normale!!

Le percécuteur ne ressent aucune compassion, il est satisfait de ce sentiment de pouvoir et cela lui donne de l’énergie. Il se sent valoriser que son partenaire puisse accepter ca, ainsi que par la servitude, l’obéissance et la soumission.

Les différentes formes de violences psychologiques

Les femmes victimes de violences conjugales subissent donc également une violence psychologique. Elle permet d’établir ou de maintenir une prise de pouvoir et de basculer dans une relation de domination. C’est une violence qui suit un certain scénario qui se répète, s’accélère et s’emplie avec le temps. Mais à ce stade on ne voit rien, c’est une violence “propre”. Elle est niée par l’agresseur ce qui met le doute à sa victime sur la réalité de ce qu’elle subit.

Le contrôle

On peut parler aussi de prise de pouvoir et de considérer la femme comme un objet et non une personne. C’est aussi rentrer dans un rapport de domination et d’imposer la façon dont les choses doivent être faites.

La pression économique et financière

Utilisé comme un piège ou un chantage supplémentaire pour assoir la domination et rendre la séparation plus difficile.

L’indifférence aux demandes affectives

Au delà même de marques d’affections et de tendresses ce type de comportements s’étendent au refus de parler, de sortir ensemble, d’accompagner chez le docteur/hôpital, aux fêtes ou repas de famille… Ou encore des obligations d’avoir des rapports sexuels alors que le partenaire est malade. Il n’y a aucune considération des besoins émotionnels et psychologiques

L’isolement

Comportement assez classique, l’homme fait en sorte que la vie de sa femme soit uniquement tournée vers lui, qu’elle ne pense qu’à lui et qu’elle ne s’occupe que de lui.

Le harcèlement

Surveiller, suivre, inonder le téléphone de messages/appels ou même répéter toujours les même choses jusqu’à ce que la personne cède.

Le dénigrement / Humiliation

Pour pouvoir accepter d’être battu, on a d’abord accepté d’être rabaissé, humilier, dénigré… L’estime de soi s’effrite, on se met à croire que l’on ne vaut rien, que l’on est trop stupide, pas capable. Cette violence s’exprime sous forme d’attitudes dédaigneuses et de paroles blessantes et méprisantes.

Les actes d’intimidation / Menace

Claquer les portes, briser les objets par colère… Le message est indirect mais il signifie “Regarde ma force! Regarde ce que je peux (te) faire!”. Ou des menaces d’enlever les enfants, de se suicider, de révéler des secrets…

 Les femmes victimes de violences conjugales – Le cycle infernal

Lenore E. Walker est une psychologue qui après avoir étudié les violences conjugales a observé qu’elles étaient souvent construites sous forme de cycle. Cette violence s’installe progressivement dans le couple. On remarque que les premiers actes de violences se situe souvent pendant la grossesse ou dans les suites immédiates de l’accouchement.

Phase 1 : Tension et hostilité

Les femmes victimes de violences conjugales kinesiologie sophrologie Marseille Lors de cette étape, il n’y a pas de violences verbales ou physique. L’homme devient irritable, selon lui dût à des soucis et tracas de la vie quotidienne. Il y a de l’électricité dans l’air, des silences hostiles, des regards agressifs,… Tout ce que fait la compagne énerve! Lorsque la femme ressent cette tension, elle s’efforce d’être plus douce et gentille pour apaiser l’atmosphère. Pour cela, elle renonce à ses propres désirs pour satisfaire son compagnon. Mais cela ne sert à rien car le but, l’intentionnalité du jeu malsain se prépare à ce stade. L’homme commence à se placer en victime. Afin de faire croire à sa femme qu’elle est responsable de ses frustrations et du stress de sa vie.

Les femmes victimes de violences conjugales kinesiologie sophrologie Marseille Phase 2 : Agression – l’homme perd le contrôle de lui-même

Se sont des cris, des insultes, des menaces qui montent crescendo en intensité au fur et à mesure du temps et des disputes. Puis on casse des objets, des meubles, des portes… Petit à petit la femme accepte et excuse ces excès de colère. Pourtant, à chaque disputes suivantes la tension monte. Les objets se cassent de plus en plus en plus près, jusqu’à ce qu’un jour ils soient jetés sur la victime. Les limites sont progressivement repoussées jusqu’au jour où la violence physique commence à son tour: bousculade, bras tordus, gifles,… coups de poing. Souvent, Les femmes victimes de violences conjugales ne réagit pas, par ce que le terrain a été préparé (phase 1) et elle a peur, elle est terrifiée. Elle peut protester mais ne se défend pas.

Phase 3 : Les excuses

L’homme cherche a annuler ou minimiser son comportement. L’homme a des remords. Il tente de se débarrasser de ce sentiment désagréable en cherchant une explication qui pourrait le déculpabiliser. Le plus facile est de rendre sa partenaire responsable (colère, jalousie)… ou par des motifs extérieurs (alcool, surcharge de travail,…) Il s’agit ici d’un jeu du triangle dramatique de Karpman. Je vous inviter à aller lire mon article sur ce sujet. La femme culpabilise. Elle n’est généralement pas en colère mais très triste. Elle se dit qu’elle sera plus attentive et en modifiant son comportement elle pourra éviter que cela se reproduise à nouveau. L’homme de son côté demande pardon… et bascule dans l’étape 4

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Cet article a été écrit à partir de la lecture du livre “Femmes sous emprise” de Marie-France Hirigoyen
 Phase 4 : Réconciliation – appelé aussi “Lune de miel”

A ce moment là, l’homme est sincère, il demande pardon, jure que cela ne se reproduira plus, qu’il va consulter un psychologue, etc… Il se justifie en parlants de son enfance malheureuse et faire du chantage “toi seule peux m’aider. Si tu me quittes, il ne me reste qu’a mourrir!”. Trop souvent, les femmes acceptent les belles promesses accordent rapidement leur pardon.

L’homme va ensuite adopter une attitude agréable. Il est soudainement attentif, prévenant, il aide aux tâches ménagères, il offre des cadeaux, invite au restaurant, il fait des efforts…

S’ils sont sincères c’est parce qu’ils ont une peur panique que leur femme les quitte. Les femmes victimes de violences conjugales reprennent espoir car elles retrouvent l’homme charmant qui a su les séduire. La facette qu’elle aime de leur partenaire. Elle se positionne en “sauveur” et pensent qu’elles vont pouvoir réparer cet homme blessé, qu’il va changer. Malheureusement, cela ne fait qu’entretenir l’espoir chez la femme et augmente ainsi son seuil de tolérance à l’agression.

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