On les appelle les gens “trop gentil” des  “people pleasers”. Ils disent “oui” à tout et veulent à tout prix être aimé. Quitte à aller parfois à contre-sens de leurs propres envies.

Au premier abord, les personnes trop gentilles sont des petites anges : elles sont sympathiques, généreuses, tolérantes, polies, ouvertes. Mais si l’on gratte sous le vernis social, on s’aperçoit rapidement qu’en réalité, ce sont des personnes apeurées, angoissées, et surtout incapable de conflit. Ce n’est pas de la sympathie, mais de la peur des autres ; De la générosité ou juste une incapacité à dire non ; Ce n’est pas de la tolérance, mais plutôt la peur d’exprimer un désaccord ; De la politesse mais de la lâcheté ; Ce n’est pas être ouvert, c’est seulement l’incapacité de se défendre.

Ce qui caractérise “être trop gentil”, c’est l’approche passive dans les relations et parfois même de la vie en général. Au lieu de prendre sa propre voie, on laisse les autres guider. On se laisse généralement glisser en bas de la pente sans la moindre résistance. Par exemple, on n’a pas vraiment choisi ses études en choisissant simplement la filière dans laquelle on avait les meilleures notes au lycée ou ce qui faisait plaisir à nos parents. On n’a pas vraiment choisi ses amis et on fréquente juste avec les gens qui veulent bien de nous. On a pas vraiment choisi sa femme/ son marie, ni son boulot, ni ses hobbies … au fond, lorsque l’on est trop gentil et que l’on fait un retour sur soi-même avec  un petit bilan, on peut se rendre compte que l’on n’a pas choisi grand-chose.

Il y a une différence entre “la gentillesse” et “le manque d’affirmation de soi”. Comme il y a une différence entre donner par don du cœur et donner dans l’espoir de recevoir quelques choses en échange.

5 conseils pour vous aidez à être une bonne personnes (gentil) tout en ayant la capacité de vous respecter et de vous faire respecter :

1. Affronter la peur de décevoir et oser s’imposer pour ne plus se soumettre à des personnes ou des situations qui ne vous convienne pas

2. Utiliser la communication non violente lors d’un désaccord ou conflit. Essayer de comprendre l’autre et résumer lui oralement son point de vue afin de le rassurer sur le fait que vous l’avez bien compris puis exprimer ensuite votre point de vue

3. Oser dire ce que l’on pense, rentrer en conflit si l’on ressent une injustice ou un manque de respect. Dans ce cas, se forcer à faire quelques chose dont on a peur ou qui peut nous sembler inconfortable.

4. Alignez-vous et reconnectez-vous avec votre voix intérieur. Soyez intègre et congruent entre ce que vous pensez, ce que vous ressentez, ce que vous dites et ce que vous faites.

5. A la fin de la journée ou de la semaine, notez toutes les situations où vous avez cédé . Lorsque vous avez dit oui alors que vous n’auriez pas dût. Cet exercice va vous permettre de mieux déterminer les situations et contextes dans lesquels vous avez l’habitude de craquer