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Prendre conscience de son unicité

L’unicité est l’autre versant de la solitude. En effet, même si plusieurs milliards d’individus vivent en ce moment même sur cette planète. Et même si des millions peuvent avoir des tâches identiques qui doivent être accomplies sur tous les continents. Aucun être humain, depuis l’aube des temps, n’est semblable à aucun autre. C’est pourquoi, chaque humain est unique et différent de tous les autres, biologiquement, géographiquement, culturellement, historiquement. Chacun dispose de caractéristiques que nul n’a jamais eues avant lui et que nul n’aura après lui. Parce que chacun a des pensées uniques et que chacun emprunte, pour penser et vivre, des itinéraires qui lui sont propres.

Chacun peut faire pour soi et pour d’autres, dans son travail et le reste de sa vie, des choses que personne d’autre n’a fait et ne pourra faire de la même façon. En effet, les exemples déjà évoqués ont bien montré que même le plus handicapé, le plus pauvre, le plus tragiquement éloigné de lui-même, le moins conscient de ses propres dons, peut apporter quelques choses de spécifique au monde, rendre un service unique, se trouver.

La quatrième étape de cette introspection est donc d’avoir une réflexion sur ce en quoi on est différent des autres. C’est-à-dire sur son unicité dans l’univers. Puis sur les circonstances qui ont pu nous conduire à l’avoir oublier. Et enfin, sur le soin à prendre pour ne plus la négliger.

avoirIl faut alors comprendre que le but ultime de toute vie n’est en aucun cas de “survivre” mais de “sur-vivre” en créateur. Autrement dit de mener une vie selon ses propres valeurs et ses aspirations. Une vie que personne d’autre ne pourrait avoir de la même façon.

Elle conduit à renverser la table, à ne pas faire ce que les autres attendent de soi, à cesser de penser sa réussite en fonction de critères imposés par les autres, à ne rien faire qui pourrait être fait aussi bien par d’autres, à ne pas occuper une fonction qu’un autre pourrait mieux remplir, à tenter de ne faire que quelque chose d’unique, à tenter de découvrir ce qui est unique en soi, de quel don on dispose.

Ne rien attendre des autres

La solitude est, avec la brièveté de la vie, une des dimensions de la condition humaine les plus pénibles à admettre. En effet, l’homme ne peut que difficilement s’y résoudre. L’essentiel de l’aliénation dont chacun est victime trouve d’ailleurs sa source dans les mille et une ruses religieuses, politiques, économiques, familiales, sentimentales. Parce qu’elle vise à nous faire croire que nous ne sommes pas seuls. En nous assignant des tâches, en suscitant en nous des désirs, en nous fournissant des occasions de nous distraire avec d’autres. Mais aussi en nous immergeant dans des foules parmi lesquelles nous nous croyons entouré et protégé, en nous enivrant de mille et une façon, en nous faisant dialoguer avec un Dieu.

Et pourtant, même si nous sommes croyant, même si nous sommes entourés, aimés, soutenus par des amours, des parents, des amis, aussi sincères soient-ils. Nous sommes seuls. Même si ceux qui nous aiment nous apportent tendresse, soutien, consolation, etc. Personne ne peut nous soustraire à la solitude inhérente à la condition humaine.

Assumons-le

Personne d’autre que nous ne peut exprimer notre raison d’être. En effet, personne d’autre que nous n’est habilité à définir nos aspirations. Ou encore à choisir notre projet de vie. Parce que personne ne peut mieux que nous choisir ce que nous voulons être dans dix minutes, dans deux jours ou dans dix ans.

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On trouve alors le courage de ne compter sur personne. D’oser de rien attendre des autres: ni amour, ni argent, ni soutien. Pas plus de sa famille, de ses amis, de ses relations, que de quelques sauveurs que ce soit.

Ne rien attendre de ceux qu’on aime ne veut pas dire qu’il faille les négliger. Au contraire, il faut leur dispenser de l’amour sans attendre en retour. En effet, ne rien attendre de ses amours est ne pas s’introduire une dimension d’intérêt dans l’affection qu’on leur porte. Ne rien attendre de ses relations est ne pas les considérer comme un réseau de soutien mais comme un réseau de confiance mutuelle et d’échange.

Ne rien attendre s’est s’ouvrir à plus de possibilité

La position qui me semble la plus juste à adopter, lorsque l’on souhaite rester sans attente et sans désir vis-à-vis des autres est d’une part, un constat. Lorsque l’on attend rien de particulier des autres, on peut recevoir beaucoup de choses. En effet, tous les possibles sont ouverts et même des choses auxquels nous ne nous serions peut-être pas donner la permission d’imaginer. Alors que si l’on attend quelque chose de précis, nous ne pouvons recevoir que cette chose ou la déception de ne pas l’avoir reçu. Si l’on attend rien, nous ne sommes pas déçus. Car nous sommes seulement ouverts et réceptifs à recevoir tout ce qui s’offre à nous de bénéfique.

Et si certaines personnes ne sont pas en mesure de nous donner ce dont nous ressentons avoir le besoin. Il ne faut pas les blâmer pour cela. Elles ne peuvent pas ou n’en sont pas capables. C’est à nous de nous résigner et de nous diriger vers d’autres personnes qui nous nourrissent “sans effort” et échangent avec nous d’une manière fluide et naturelle.

Cela veut dire aussi qu’il faut craindre que le pire puisse venir des autres y compris de ceux dont on pourrait espérer aide et compréhension. Et que ce pire est même probable. Parce que la solitude fragilise face au Mal. Il y a en chacun de nous une part d’ombre et une part de lumière. C’est pourquoi, le voir et l’accepter chez soi, comme chez les autres, permet de s’adapter au mieux à son environnement. Prendre conscience de sa solitude conduit donc à prendre la mesure de ce qui menace, et pousse à devenir un peu paranoïaque.

Prendre Conscience de son aliénation

La première étape sur le chemin du “devenir soi” est la prise de conscience de son aliénation. En effet, comme tout être humain, on n’a choisi ni la date, ni le lieu de sa naissance, ni son milieu d’origine. C’est pourquoi, de celui-ci on n’a ni à en être fier, ni à le maudire. C’est une donnée, une contrainte, une limite à la liberté.

Ensuite, on continue en osant enfin se poser quelques questions difficiles sans se mentir à soi-même. Suis-je aliéné à la nourriture? À la boisson? À une drogue? ou à des idéologies? À des pouvoirs économiques, politiques ou religieux? Puis-je m’en dégager quand je le veux ou suis-je totalement dépendant?

Ou encore, qu’ai-je fait de ma vie jusqu’à aujourd’hui? Ai-je choisi librement mes critères de réussite? Le lieu de ma résidence? Mes études? Mon partenaire sentimental actuel? Mon métier? Mes enfants?

Ensuite, ai-je vraiment cherché à découvrir et mettre en valeur mes dons? De quels chagrins suis-je fait? De quel bonheur suis-je construit? Suis-je véritablement limité par mes moyens matériels? Par ma paresse? Suis-je la victime des tragédies que j’ai pu traverser ou que j’ai provoqué?

Et pour finir, suis-je contraint par l’importance que j’attache au bonheur des autres? Suis-je condamné à la médiocrité? À une vie semblable à celle des autres? Suis-je résigné? Suis-je content de l’être?

aliénationPresque tous les humains font tout pour ne pas répondre à ces questions. D’autre part, la plupart des sociétés font tout pour aider, voir exhorter chacun à ne pas se les poser. C’est pourquoi, pour y répondre, encore faut-il oser affronter son histoire, celle de ses ancêtres, la culture que l’on a héritée. Et voire, si possible, ses secrets de famille.

En effet, cette première étape doit permettre de prendre conscience de son aliénation au temps qui a fait en un lieu et à un moment donné. Mais aussi de sa dépendance à des idées, des concepts, des valeurs, des croyances héritées. Pour ensuite, analyser et assumer enfin ses marges de liberté, ses forces et ses faiblesses.

Cette conscience de ses limites ne conduit pas nécessairement à renoncer à ses convictions ou à l’héritage de ses ancêtres. Néanmoins, elle ne conduit pas non plus, par elle-même, à vouloir changer sa vie. En effet, si on réussit à affronter ses vérités, aussi difficiles soient-elles, cette première étape permet de prendre conscience du rôle que chacun joue dans l’aliénation des autres. Ensuite, elle permet aussi de construire lucidement une conscience de soi. Ce qui donne envie d’aller plus loin, d’avancer sur le chemin de la confiance en soi.

Comment bien vivre l’intimité ?

intimitéNoémie se confie: “Je ne m’ennuie jamais quand je suis seule, mais avec David, parfois je ne sais pas quoi dire, pas quoi faire…” L’ennui surgit quand il n’y a plus d’intimité. Quand les mécontentements ne s’expriment plus et quand les secrets et les non-dits habitent et nourrissent les silences. “Je n’ai rien à lui dire” signifie en fait: “je n’ose pas lui dire ce qui me préoccupe vraiment”.

La communication intime porte sur les émotions et les sentiments. Elle est essentielle pour la vitalité d’un couple. “Je veux bien, mais il ne parle pas. Je lui demande de me dire qu’il m’aime, de formuler ce qu’il ressent à mon égard, il refuse de parler de ce genre de choses”.

Avant d’attendre une ouverture de la part de l’autre, de l’accuser de non-communication. Il est essentiel de prendre sa part de responsabilité dans la difficulté relationnelle. En effet, il est utile de parler de soi sans attendre une réponse, de s’exprimer, d’être authentique. C’est une façon d’ouvrir une porte.

Le manque de communication

intimitéLaure, une amie me dit que son mari ne lui parle plus beaucoup. Pourtant, elle aimerait bien en savoir plus sur son travail, peut-être rire avec lui des anecdotes arrivées pendant la journée, connaître les clients…

Cependant, elle avoue qu’elle ne lui demande jamais de parler de sa journée. “S’il ne m’en parle pas c’est qu’il n’en n’a pas envie, je ne vais pas l’embêter!”. D’ailleurs, elle ne parle pas non plus de son propre travail. Elle ne veut pas l’ennuyer.  “Il n’y a rien à raconter”, dit-elle.

A force d’avoir peur d’embêter l’autre, ils ne savent plus quoi se dire. Ainsi l’ennuie s’installe peu à peu. Laure ne sait pas vivre l’intimité. Elle ne s’exprime pas, et ne cherche pas à pénétrer le monde de l’autre, pas même celui de son compagnon. L’intimité est un état de grande proximité. La distance à l’autre est abolie dans la confiance mutuelle. L’intimité peut être physique, affective, intellectuelle, spirituelle. Elle peut s’installer sur un plan et pas sur les autres, ou s’étendre sur tous les plans. Elle nécessite authenticité des sentiments, partage, regard nu et absence de jugement.

S’ouvrir et montrer ses vulnérabilités

intimitéMélissa n’arrive pas à inscrire un amour dans la durée. Séduisante, elle a des aventures, mais ne trouve pas de compagnon de vie. Intelligente et chaleureuse, elle est attirante. Quel est le problème? Elle est trop gaie, tout le temps gaie. Elle traverse les vents et marées de la vie avec un sourire si ostensiblement affiché et une telle volonté qu’elle met les hommes à distance. L’un deux lui a dit: “Tu es trop forte pour moi”.

Ce jour-là, elle a pleuré… mais pas devant lui. Elle se sent fragile, elle ne comprend pas. Oh non, elle n’est pas forte. Justement, montrer sa vulnérabilité à celui qu’elle aime est au-dessus de ses forces. Si elle plaque ce sourire sur les lèvres, c’est pour paraître enjouée, ne pas ennuyer les autres avec ses problèmes. Elle ne comprend pas que ce soit justement ce sourire qui fasse fuir les hommes.

Mélissa est désemparée. Comme beaucoup d’entre nous quand nous découvrons que les codes et les attitudes apprises de notre famille ne “marchent pas”. C’est dans la petite enfance que l’on apprend à “être fort”, ou plutôt se montrer fort, quand l’intimité avec ses parents est impossible. Quand leur amour est conditionnel.

intimitéS’ouvrir et se montrer tel que l’on est

Jérôme a été battu tous les jours sans raison parce qu’il se trouvait là. Pour supporter sa souffrance, il se retirait en lui-même. En effet, il restait silencieux des heures et s’inventait une autre famille. Il ne parlait même pas avec sa sœur qui avait deux ans de plus que lui. Personne ne s’est jamais intéressé à ce qu’il ressentait. Aujourd’hui, il est travailleur social, il s’occupe d’enfant qui ont souffert comme lui. C’est pourquoi, il les écoute comme il aurait voulu être écouté. Il sait ce qu’ils ont vécu…

Mais sa vie à lui est déserte. Il est gentil avec tous, il n’a jamais un mot plus haut que l’autre. Il est incapable de se mettre en colère. Les femmes lui courent après mais il les fuit. Il a peur d’elles. Peur d’être trahi comme il l’a été par sa mère. Et surtout peur de la rage enfouie au fond de lui et qui risque de surgir s’il se laisse aller à une quelconque émotion. Trop de malheur peut rendre intolérant à la bonté, à la beauté et à la joie. Nombre d’adultes ont du mal à recevoir de la tendresse, n’aiment pas le contact physique. Ils sont mal à l’aise si vous les serrez trop. En réalité, ils ont peur de réveiller leurs propres frustrations, leurs rages et leurs terreurs.

intimitéIl y a deux manières de ne pas vivre l’intimité

Tout d’abord, il y a les personnes qui ne mettent aucune barrière, qui se dévoilent rapidement à n’importe qui. Vous avez peut-être déjà rencontré l’une d’elle. En effet, dès votre première rencontre vous raconte tous ses problèmes familiaux, ses déboires sentimentaux, etc. alors même que vous n’avez rien demandé!

Cette attitude est dangereuse parce qu’il est important de savoir se protéger pour bien s’entourer. Si cette ouverture permet de se rapprocher rapidement d’une personne, les étapes sont brulées et l’irrespect s’intalle d’autant plus rapidement. En effet, en se livrant de cette manière vous aurez tendance à vous attirer des personnes fausses ou manipulatrices qui profiteront de vos vulnérabilités et de votre gentillesse. En étalant à qui veut bien l’entendre vos failles, d’une part vous vous dévalorisez et d’autre part, vous ne respectez pas votre propre zone d’intimité. Il ne s’agit plus de relation mais de fusion avec l’autre.

Ensuite, il y a les personnes qui expriment rarement leurs sentiments, leur ressentis. Nous l’avons vu plus haut sans cela il est difficile de créer un lien, voir même de communiquer. Cette attitude est une manière de se protéger, trop souvent déçut, voir trahi, on se ferme comme une huître pour ne plus être blessé. Le camouflage des affects se fait au prix d’une tension interne extrême. Une personne froide est comme tout le monde, elle désire être heureuse. Pour calmer la brûlure de la souffrance, elle a choisie d’enfermer sa douleur sous une couche de glace. D’autant plus épaisse que la détresse intérieure est grande.

A vous de trouver un juste équilibre et de réajuster en permanence. Equilibre entre le respect de votre zone d’intimié et le respect de celle de l’autre.

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Les étapes de l’intimité

1. L’étape : Passe-Temps

Vous rencontrez une nouvelle personne ou se sont les personnes que vous croisez à l’occasion. A ce stade, on parle de choses peu impliquantes, c’est le temps des petites conversations. En effet, il y a d’abord les rituels “bonjour”, “comment ça va?” ; “quel beau temps aujourd’hui!”…. Puis comme son nom l’indique, c’est une manière de passer le temps, de discuter avec l’autre sans s’impliquer trop dans la relation. La conversation est balisée. C’est pourquoi, on parle de sujets banals en rapport avec l’un de vous deux ou avec le contexte mais de manière superficielle. Le secret, pour parler sans rien se dire de manière plaisante et agréable, c’est d’être sur un ton humoristique. Cette première étape, vous permettra de voir s’il y a un certain feeling entre vous. Pour passer (ou non) à la seconde étape avec cette personne, c’est clairement votre instinct et votre ressenti qui vous l’indiqueront.

2. L’étape : Activité

intimitéA ce stade d’intimité on parle des personnes de votre entourage. En effet, se sont les connaissances, les relations professionnelles. La relation commence à s’instaurer pour faire quelque chose ensemble. La conversation et les gestes sont dédiés à la réalisation du but commun.

Il peut s’agir d’actions que seul vous deux pouvez faire. Comme par exemple : Achever un travail commun. Cette action peut totalement justifier votre contact. L’implication affective est donc faible. D’autre part, il peut s’agir également d’action nécessitant d’être deux mais qui pourraient facilement être réalisées avec quelqu’un d’autre. Comme par exemple : Faire un tennis. Vous avez besoin d’un partenaire pour jouer au tennis, mais cela pourrait être a priori quelqu’un d’autre.

Dans l’exemple précédent, cela ne pouvait pas être quelqu’un d’autre. L’intérêt pour l’autre est donc ici plus marqué. Cette deuxième étape, vous permettra de voir s’il existe des affinités entre vous. Pour passer (ou non) à la troisième étape avec cette personne faite toujours confiance à votre instinct et vos ressentis.

3. L’étape : Ne pas se fier aux apparences

intimitéA ce stade, les actions sont des prétextes pour se rencontrer. La volonté d’être avec l’autre est clairement affichée. On s’appelle directement pour se voir. Comme par exemple : Prendre un verre ou dîner ensemble. Cette étape d’intimité correspond à nos liens amicaux. Vous parlez de vous deux de manière plus personnel. Ensuite, les échanges se doivent d’être réciproques c’est-à-dire qu’il est préférable à faire attention à donner à l’autre et à se dévoiler au même rythme.

Cette troisième étape, vous permettra de voir si la personne est bienveillante et si elle souhaite également créer une relation amicale ou amoureuse avec vous. C’est ici que vous allez en quelque sorte “tester” la personne pour connaitre ses intentions envers vous et voir si vous pouvez lui faire confiance.

Pour passer (ou non) à l’étape suivante vous allez devoir porter votre attention sur les émotions que vous partagez avec cette personne. En effet, si le lien social et l’intimité que nous partageons avec une personne se portent principalement sur les émotions et les sentiments que nous échangeons, alors quels sont-ils? Êtes-vous souvent mal à l’aise? En colère avec cette personne? Triste ou en insécurité? Ou vous vous amusez, riez, échangez tendresse et affection? Quelles émotions partagez-vous avec cette personne?

4. L’étape : construction d’une relation amoureuse ou d’une forte amitié (meilleur ami)

intimitéUne relation se construit à deux. Ensemble vous êtes heureux, vous vous sentez bien et aimé. D’autre part, vous pouvez vous montrer tel que vous êtes. Ainsi que commencer à faire confiance à l’autre. Vous savez que l’on ne trahira pas vos confidences ou qu’elles ne seront pas utilisées contre vous… Vous riez, vous amusez ensemble et partagez ensemble de belle émotions, c’est cela vivre l’intimité!

L’amour vrai est la capacité à vivre l’intimité. L’intimité est un espace relationnel dans lequel on se permet un échange direct, authentique et spontané d’énergie, de caresse, de sentiments et de pensées. L’intimité implique une grande ouverture et réceptivité à l’autre. Nos abysses nous intimident, ils font pourtant notre spécificité et notre beauté.

Cependant, au fil du temps nous continuons de tomber les masques, les choses ne sont jamais figées. C’est pourquoi, nous devons constamment être à l’écoute de soi et des autres afin de conserver un équilibre relationnel satisfaisant.

Cet article est extrait de “L’intelligence du cœur” d’Isabelle Filliozat.

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Le Courage de Devenir Soi

Jacques Attali, dans son livre “Devenir soi”

Jacques Attali pense que dans un monde aujourd’hui insupportable et qui, bientôt, le sera bien plus encore pour beaucoup, il n’y a rien à attendre de personne. Ainsi, il est temps pour chacun de se prendre en main. En effet, ne il ne faudrait pas se contenter de réclamer une allocation ou une protection à l’Etat. Arrachez-vous à la routine, aux habitudes, au destin tout tracé, à une vie choisie par les autres. Choisissez votre vie !

Où que vous soyez dans le monde, homme ou femme, qui que vous soyez dans la société, agissez comme si vous n’attendiez plus rien des gens de pouvoir. Comme si rien ne vous était impossible. Ne vous résignez pas ! Ne vous bornez pas à dénoncer «l’horreur économique » du monde. En effet, ne vous contentez pas de vous indigner : l’une et l’autre attitude ne sont que des formes de lâcheté mondaine.

Pour vous débrouiller, pour réussir votre vie, ayez confiance en vous. Respectez-vous. Osez penser que tout vous est ouvert. C’est pourquoi, ayez le courage de vous remettre en question, de bousculer l’ordre établi, d’entreprendre et considérer votre vie comme la plus belle des aventures.

AttaliTrouver la force de le faire

Réfléchissez sur toutes les instances qui conditionnent votre avenir. Vous verrez alors que vous êtes beaucoup plus libre que vous ne le croyez. En effet, qui que vous soyez, quel que soit votre âge. Quelles que soient vos ressources matérielles, votre sexe, votre origine et votre situation sociale. Vous pouvez affronter des difficultés qui vous paraissaient insurmontables et changer radicalement votre destin. Ainsi que de ceux qui vous aiment et que vous aimez, et celui des générations à venir, dont dépendent votre bien-être, et votre sécurité.

Jacques Attali pense que les femmes en sont particulièrement empêchées. C’est pourquoi, si elles y réussissent, elles bouleverseront le monde. Ce dont il parle dans son livre n’est significativement désigné par aucun mot en français, ni dans aucune autre langue. En effet, il ne s’agit pas de résistance, ni de résilience, ni de libération, ni de désaliénation, ni de pleine conscience. Attali propose donc le mot : le devenir-soi….

AttaliFaire un tel pari ne va pas de soi

Bien des gens se résignent à n’être, toute leur vie, que ce que les autres ont décidé qu’ils seront. Ensuite, ils mènent l’existence que les autres, ou les hasards, ont tracé pour eux là où ils sont nés. Par peur, par paresse ou par passivité. Ils survivent aux mieux, trouvant parfois de minces bonheurs dont les anecdotes de leurs destins.

D’autres croient y échapper en s’indignant. En effet, ils critiquent, manifestent, protestent. Cependant, jamais ils ne transforment leur indignation en actes. Ni pour réussir leur propre vie, ni pour améliorer celles des autres. C’est pourquoi, où qu’ils soient, ils ne font que se donner bonne conscience et s’inventer d’honorables sujets de conversation.

D’autres, enfin, refusent le destin que la société, la religion, la famille, la classe sociale, la nation où ils sont nés, leurs moyens matériels, leur sexe, leur patrimoine génétique prétendent choisir pour eux. Ensuite, ils s’arrachent aux déterminismes de toutes natures. Ils se choisissent à leur gré sans obéir à leur aînés, des études, un métier, un physique, une orientation sexuelle, une langue, un conjoint, un combat, un idéal, une éthique. Néanmoins, ils quittent parfois leur famille, leur pays. Ensuite, ils cherchent en quoi ils sont uniques. Ainsi, ils se forgent une utopie et cherchent à la réaliser. Ou, plus modestement, ils décident de se prendre en main et de ne plus rien attendre de personne. Ils tentent alors de devenir eux-mêmes. Cependant, ils ne réussiront certes pas tous. Au moins auront-ils été libres en essayant.

Soyez courageux

Etes-vous prêt de faire le pari de prendre le pouvoir sur votre propre vie ? De vous trouver ? Indépendamment de l’hypothétique action des autres. Parce qu’en toute hypothèse on a tout à y gagner. Ce but ultime, n’est pas et ne sera jamais illimité. La liberté de tout homme se compare avec celle du paysan : sa récolte dépend de son travail autant que de la pluie et de la fertilité de son champ, qui lui échappe…..

Jacques Attali pense qu’il s’agit là de bien plus que de la résilience. En effet, il n’est pas seulement question de survivre aux crises, ni de se tirer d’affaire dans la vie quotidienne. Mais de se trouver, de réussir sa vie, de découvrir la raison de sa présence sur terre pour « devenir-soi » et trouver le courage de se débrouiller par soi-même. Selon Jacques Attali, pour y parvenir, il faudra pour chacun, apprendre à distinguer : l’Evénement, la Pause, et la renaissance.

AttaliL’Evènement, la Pause et le Chemin

Dans le monde d’aujourd’hui, où que ce soit, pour qui que ce soit, devenir soi, prendre sa vie en main n’est jamais, ou presque, le résultat naturel d’une éducation. En effet, aucune société n’élève ses enfants pour qu’ils deviennent eux-mêmes. Elles les éduquent au contraire pour qu’ils la reproduisent. C’est pourquoi, les parents osent rarement pousser leurs enfants à choisir leur propre modèle de réussite, se contentant en générale de leur imposer le leur. Et l’orientation scolaire et universitaire, presque partout désastreuse, n’aide en rien à trouver le génie spécifique qui sommeil en chacun.

Il faut en général un Evènement. Il peut s’agir d’un choc ou d’une évolution lente, d’un déclic ou d’une longue maturation, d’un conseil stimulant ou d’une contrainte intolérable, d’une grande abondance matérielle ou d’une extrême pauvreté, de la rencontre d’un maître ou d’une rupture avec une famille ou un milieu, d’une situation qui force à se prendre en main… Mais l’événement, quel qu’il soit, en général ne suffit pas. Ensuite, il faut un moment d’isolement au moins sur le plan mental, une phase de silence, de concentration, de méditation, un voyage, une Pause. Pendant cette pause, il convient de parcourir un Chemin en six étapes.

Les 6 étapes

1. Comprendre les contraintes imposées à sa vie par la condition humaine, par les circonstances et par les autres. En savoir plus…

2. Se respecter et se faire respecter. Pour réaliser qu’on a le droit à une belle et bonne vie, à du beau et du bon temps. En savoir plus…

3. Admettre sa solitude. Ne rien attendre des autres, même de ceux que l’on aime ou qui nous aiment, et grâce aux étapes précédentes, la vivre comme une source de bonheur. En savoir plus…

4. S’affirmer et agir en fonction de ses principes et de ses valeurs et non pas pour faire plaisir aux autres ou pour obtenir des avantages. En savoir plus…

5. Prendre conscience que sa vie est unique. En effet, nul n’est condamné à la médiocrité, que chacun de nous a des dons spécifiques. Et que l’on peut même, au cours de sa vie, en mener plusieurs, simultanément ou successivement… En savoir plus…

6. On est enfin à même de se trouver, se choisir, prendre le pouvoir sur sa vie.
Au bout de ce chemin qui peut parfois être revisité au cours d’une même existence. On doit ressentir comme un arrachement, une désintoxication, une libération par rapport à sa dépendance antérieure, proche de ce que certains nomment “éblouissement” ou “pleine conscience”, que j’appelle ici Renaissance. En savoir plus…

Comment exprimer ses émotions sans blesser les autres ?

contrôler ses émotionsA mesure que les années passent, nous avons maintes fois refoulé nos émotions. En effet, nous ne pouvons compter le nombre de fois où nous n’avons pas su les exprimer correctement. Parfois nous avons aussi vécu des chocs émotionnels, voir des traumatismes… Notre “être” émotionnel a accumulé ainsi des blessures de rejet, d’abandon, d’injustice, de trahison et parfois d’humiliation. Nous sommes devenu plus susceptible et contrôler ses émotions devient parfois impossible.

Ainsi, beaucoup de nos émotions ne passent plus par le centre de décision de notre cerveau. Elles sont comme inscrites en nous en tant que réflexes ou comme le résultat d’un conditionnement.

Néanmoins, si nos émotions sont comprises et bien utilisées, elles peuvent se révéler être un outil précieux. Dans le cas contraire, on pourrait les trouver contre-productives. C’est pourquoi il est important de prendre en considération cet aspect de l’être humain que nos sociétés occidentales rejettent violemment.

Une saine gestion de nos émotions passe par l’identification du ressenti et sa manière de s’exprimer dans notre corps. Identifier veut dire nommer. Etes-vous capable de reconnaître lorsque vous ressentez de la culpabilité? De la honte? De l’envie? Du dégoût? Et de pouvoir décrire comment elles s’expriment physiquement en vous?

contrôler ses émotionsPeut-on maîtriser les émotions?

Les émotions s’accompagnent de bouleversement physique, tels que: l’accélération du rythme cardiaque, la transpiration,… Or la majorité de ces manifestations ne sont pas sous notre contrôle conscient. Elles sont gérées par le système nerveux autonome qui pilote les fonctions vitales de l’organisme. Il est donc pratiquement impossible de contrôler ses émotions et surtout leur manifestations physiques.

On peut arriver à les contenir, essayer de les cacher. Néanmoins, il est impossible de les supprimer. Il existe une méthode afin de retrouver son calme que tous les cours de relaxation comme le yoga ou la sophrologie utilisent. Ils apprennent à contrôler le souffle, en respirant par le ventre de manière lente avec de profondes inspirations.

contrôler ses émotionsComment exprimer nos émotions?

Beaucoup de personnes ont appris à contrôler ses émotions. Voir même à les éviter, à s’en méfier, à ne pas les vivre, à les cacher, voir les rejeter. Elles se trouvent alors démunis lorsqu’elles surviennent avec toutes leurs vigueurs. Elles se sentent alors débordées. En ayant trop contenus leurs ressentiments, elles vont exploser pour un petit rien mais un petit rien qui est la goutte qui fait déborder le vase!!! D’une manière totalement inadapté à la situation, de manière brutale et voir violente. C’est l’heure aux paroles blessantes, aux mots qui dépassent nos pensées, aux injures, peut- être même aux coups physiques.

D’autres personnes résistent et contiennent leurs émotions jusqu’à les intérioriser très profondément en elles. Parfois même au point de ne plus rien ressentir physiquement. On parle alors d’inhibition car même si les manifestations sont contenues, le système nerveux est toujours activé. Cependant, l’énergie des émotions (du latin motio « action de mouvoir, mouvement ») est faite pour sortir. En effet, cette énergie retourne alors à sa source et comprime les organes. Elle fait du mal à l’organisme. C’est ce que l’on appelle la somatisation. Entre la décharge et l’inhibition, il importe à chacun de trouver son juste milieu pour contrôler ses émotions. “Facile à dire” me direz-vous…….

Message-je

Voici une astuce pour vous aider à contrôler ses émotions de manière adéquate sans heurter votre entourage. Cette technique passe par le langage à l’aide d’un message-je. Il semblerait qu’il soit judicieux d’exprimer verbalement nos émotions afin de “nous” aider à évacuer leurs énergies pour atténuer leurs manifestations physiques.

“J’ai peur quand tu me parles sur ce ton parce que je ne me sens plus en sécurité.”
“Je suis agacé lorsque tu arrives en retard, cela fait perdre du temps à toute l’équipe.”
“Ça me fait plaisir que tu viennes me voir demain.”
“Je suis très triste d’avoir perdu mon sac, je vais devoir refaire tous mes papiers…”

Vous l’avez sûrement comprit, verbaliser ses émotions en message-je consiste à commencer sa phrase en disant “je” suivi de l’émotion ressenti (et pas les symptômes physiques). Par exemple, traduisez les expressions suivantes en langage émotionnel explicite:

“J’ai une boule au ventre.”
“Je me sens mal à l’aise.”
“J’en ai marre.”
“J’ai envie de pleurer.”
“Yes!! Trop bien.”

contrôler ses émotionsVerbaliser l’émotion pour accentuer la décharge corporelle

En plus du “je” et d’un vocabulaire émotionnel explicite nous avons également besoin aussi d’indiquer la circonstance qui déclenche notre émotion. Pour favoriser la communication avec l’autre, il est préférable de ne pas lui faire de reproches directs afin qu’il ne se sente pas agressé par nos propos. C’est pour cela que l’on utilise le “je” pour éviter les “Tu m’énerves!!!” beaucoup trop agressif et réprobateur.

La raison première est qu’avec le “tu” la personne se mettra en défense. C’est pourquoi, elle ne vous écoutera plus. Ensuite, soit elle partira, soit elle va crier aussi. Il n’y aura plus de communication et d’échange mais que des personnes blessées.

Et ce n’est pas ce que nous voulons. Sur les bases de la communication non-violente il serait donc judicieux de ne pas utiliser des mots comme “parce que” ou “car”: Nous ne sommes pas énervés parce que l’autre nous insulte, mais lorsqu’il nous insulte.

“Je suis énervé parce que tu parles trop, ça me saoul….”(C’est pas la bonne formule…)
Il est donc préférable d’utiliser le mot “lorsque tu” pour éviter toute accusation et d’éviter de mettre son interlocuteur sur la défensive. Vous vous déchargez de votre émotion, vous vous exprimez et affirmez en tant qu’individu. Ainsi, vous communiquez vos ressentis et besoins blankavec votre entourage sans les heurter… BINGO!!!

Donc petit rappel : JE + ÉMOTION + LORSQUE

“Je suis découragée lorsque tu critiques sans cesse ce que je fais.”
“Moi, je m’inquiète lorsque tu ne m’avertis pas de ton retard.”
“Je suis embarrassé lorsque tu punis les enfants de la sorte.”

Attention à ne pas utiliser “Je trouve que…” qui reste trop dans le jugement ou le ” Je me sens mal à l’aise / agressé…” le verbe sentir n’est pas une émotion. Ces expressions maladroites tendent également à mettre l’interlocuteur sur la défensive. De plus, elles sous entendent que les autres sont responsables de nos ressentis, ce qui vous positionnera en victime.

Quelques autres pistes pour mieux contrôler ses émotions

Respirez lentement et essayez de vous détendre

Utilisez la respiration. abdominale de manière lente avec de profondes inspirations. Vous pouvez vous aidez d’application ou de video Youtube de cohérence cardiaque.

Verbaliser vos émotions

Nous venons de le voir plus haut : JE + ÉMOTION + LORSQUE

Arrêté de lutter contre elles

Plus vous tenterez de les contrôler ou de faire comme si de rien n’était et plus leurs intensités augmentera. Car en luttant contre elles, d’autres émotions émergeront comme la colère ou la honte, cela ne fait qu’empirer les choses. Allons, regardez-vous avec amour et compassion!! Cajolez votre enfant intérieur et réconfortez-le avec vos mots les plus doux, acceptez-vous comme vous êtes et la magie opérera…

Relativiser

Essayez de changer votre regard sur la situation et de relativiser l’événement pour lui donner moins d’importance et de valeur. Regardez-vous sous un autre angle pour modifier votre discours intérieur. Qu’elles sont vos pensées? Sont-elles négatives? Si oui, connaissez-vous la méthode Coué?

N’anticipez pas les événements

Lâchez prise sur le future et soyez dans le doute positif. C’est un comportement qui consiste à choisir une visualisation favorable en l’absence d’autres informations. Beaucoup de personnes angoissent parce qu’elles imaginent leur futur de manière négative, ou imaginent le pire. STOP. Attendez de voir ce qu’il va se passer, comment les choses vont se dérouler, et comment les personnes vont réagir avant de faire des suppositions. Vous connaissez les 4 accords Toltèques?

Comment être en accord avec soi ?

être en accord avec soiPas toujours facile d’être en accord avec soi. Lorsque nous devons prendre une décision, nous sommes souvent tirailler entre ce qui nous attire et nous interpelle et par l’opinion de notre entourage. D’autre fois, les obligations du quotidien ou nos besoins financiers nous freine et nous contraint à la résignation. Alors, comment être en accord avec soi en toutes circonstances?

Chacun de nous porte en lui un axe, un fil rouge. Bien que nous ne le reconnaissions généralement pas en tant que tel. Pas plus que nous n’en repérons les conséquences sur tous les aspects de notre vie. Cet axe, c’est un domaine important pour nous où nous concentrons notre attention, notre énergie, nos attentes.

Sans nous en rendre compte nous pouvons parfois “par faiblesse” renoncer à certaines opportunités, ou certains besoins pour répondre au mieux à cet axe… Et peu à peu nous nous éloignons de nos véritables valeurs jusqu’à s’oublier soi-même. Quel est le vôtre? Qu’y a-t-il au centre de votre vie?  Observez de près chaque axe proposé ci-dessous. Si vous vous retrouvez dans une ou plusieurs de ces descriptions vous pourriez mettre le doigt sur ce qui limite. Nous verrons ensuite, comment être en accord avec soi en toutes circonstances. C’est-à-dire sans vous laisser influencer ou tirailler entre tous ses domaines. Ce qui va vous permettre de ne pas vous perdre en voulant faire plaisir à tout le monde. Vous aller pourvoir vous affirmer. Prendre confiance en vous. Être davantage respecter. Et cela, sans que personne ne vous reproche vos choix!!!

être en accord avec soi-mêmeLes Axes de vie

Conjoint

Le mariage peut représenter la relation humaine la plus intime, la plus satisfaisante, la plus durable et la plus productive qui soit. Il peut donc sembler naturel et justifié d’axer sa vie sur son mari ou sa femme.

Mais un fil tisse insidieusement son chemin dans les relations centrées sur le conjoint. Ce fil c’est celui de la dépendance affective. Si le sentiment de notre valeur et de nos émotions proviennent majoritairement de notre couple. Nous devenons fortement dépendants de cette relation. En conséquent, nous devenons vulnérables aux humeurs, aux sentiments, aux comportements et aux réactions de notre conjoint. Voir même à tous les événements extérieurs qui peuvent empiéter sur cette relation.

être en accord avec soiFamille

On trouve en la famille un axe très courant. Cela aussi semble naturel et justifié.  En tant que domaine où l’on investit intensément. En effet, la famille procure de nombreuses occasions de développer des relations très fortes basées sur l’amour, le partage et beaucoup d’autres composantes qui justifient que la vie soit vécue.

Les personnes ayant pour axe la famille tirent leur assurance ou le sentiment de leur valeur personnel, de la tradition, de la culture familiale et de la réputation de leur famille. Elles deviennent ainsi vulnérables à tout changement de cette tradition, de cette culture ou à toute influence qui pourrait détruire cette réputation.

être en accord avec soiArgent

Le fait de gagner de l’argent constitue un autre axe logique fréquent de la vie des individus. Sur notre sécurité financière repose l’espoir de pouvoir accomplir beaucoup de choses dans des domaines divers et variés.

Admettons que je tire mon assurance de mon emploi, de mes revenus ou de ma valeur financière nette. De nombreux facteurs pouvant toucher ces bases économiques pourraient me rend inquiet, protectionniste, défensif. Et par conséquent, me mettre mal à l’aise face aux éléments qui menacent mes fondations. Les individus axés sur l’argent rejettent les priorités familiales. Ainsi que toutes les autres, en estimant que leur entourage comprendra les nécessités économiques.

être en accord avec soiTravail

Les individus centrés sur le travail risquent de devenir de véritables bourreaux de travail. Poussant à produire au dépend de leur santé, de leur relation et d’autres domaines important de la vie. L’essentiel de leur identité leur est fourni par leur profession: “Je suis médecin”; “Je suis écrivain”.

Leur identité et le sentiment de leur propre valeur se confinant à leur travail. Leur assurance est vulnérable face à tout ce qui peut les empêcher de poursuivre ce travail. En effet, leurs indications proviennent des exigences de leur profession. Leur sagesse et leur énergie se mobilisent dans ce secteur limité mais leur font défaut dans tous les autres domaines de la vie.

être en accord avec soiPossession

Posséder des biens matériels. Comme des vêtements à la mode, une maison, une voiture, un bateau, des bijoux. Mais aussi la notoriété, la gloire ou un rang social est pour beaucoup une motivation primordiale. Si mon sentiment d’assurance ne repose que sur mes possessions, ma vie ne sera qu’une succession de danger, de craintes qu’elles ne soient perdues, volées ou dévaluées.

Parce que si je me retrouve en présence d’une personne d’une notoriété plus grande ou d’une position sociale plus élevée que la mienne, je me sentirais inférieur. Si au contraire, je me trouve en face d’une personne de moindre notoriété ou d’une statue mineure, je me sentirais alors supérieur. Le sentiment de ma valeur fluctue sans cesse. Je n’ai aucune impression de continuité, de stabilité ou d’individualité.

être en accord avec soiPlaisir

Un autre axe commun à de nombreuses personnes et proche de la possession comprend l’amusement et le plaisir. Nous vivons dans un monde qui rend possible, et encourage, l’assouvissement instantané des désirs de chacun.

Des vacances trop longues, trop de sorties au cinéma, trop d’heures passées devant la télé ou devant les jeux vidéo. Bref, trop de loisirs indisciplinés au cours desquels l’individu choisit sans cesse le chemin du moindre effort, ruine progressivement une vie.

Cela ne garantit qu’une chose: les capacités de la personne fonctionneront en veilleuse. En effet, ses talents ne seront pas exploités, son esprit entrera en léthargie et son cœur restera toujours insatisfait.

blankAmitié

Les jeunes sont particulièrement enclins à axer leur vie sur les rapports d’amitié. Le fait d’être accepté par un groupe, d’y appartenir prend une dimension considérable.

L’individu axé sur l’amitié ne possède aucune assurance interne. Le sentiment de sa valeur est volatile et dépend de l’état affectif et des comportements des autres. Il ne détient aucune puissance propre à lui-même. Ce sont les autres qui tirent les ficelles de sa vie.

Soi-même

De nos jours, notre propre personne constitue peut-être l’axe le plus courant de notre vie. La forme la plus visible en est l’égoïsme, qui viole les valeurs de la plupart des individus.

Avoir pour axe les limites de sa propre personne ne procure que peu d’assurance, d’auto-détermination et de sagesse. En revanche, être attentif au développement de sa propre personne dans le but plus large d’améliorer ses capacités à rendre service, à produire, créer des conditions positives pour notre vie.

Comment être en accord avec soi ?

blankBien souvent l’axe d’une personne se compose de divers éléments de ces différents centres. Car la plupart des individus sont le résultat des influences de leur environnement. Selon les conditions, un axe spécifique peut être prioritaire jusqu’à ce qu’un besoin soit satisfait. Puis, un axe différent exerce ensuite une force prépondérante.

Lorsqu’une personne passe d’un axe à une autre, sa stabilité en est affectée et son parcours ressemble plutôt aux montagnes russes. Vous connaissez des hauts pour un temps. L’instant d’après vous êtes au plus bas. Vous ne disposez d’aucun cap cohérent, d’aucune sagesse durable, d’aucune source d’énergie stable, ni d’aucune idée de votre valeur intrinsèque ou de votre identité.

L’idéal, bien entendu, est d’établir un seul axe. Bien précis, qui vous procure un haut degrés d’assurance, d’auto-détermination, de sagesse et d’énergie. Un axe qui donne de la puissance à votre proactivité, de la cohérence et de l’harmonie à l’ensemble que forme tous les moments de votre vie. Et ainsi être en accord avec soi en toutes circonstances.

blankPrendre la bonne décision pour être en accord avec soi en toutes circonstances

En centrant notre vie sur de justes principes, nous créons de solides bases sur lesquelles se développeront les quatre facteurs supports de notre vie : assurance, autodétermination, puissance et sagesse. Etre en accord avec soi c’est se fier à soi-même, se faire confiance. Nous avons de l’assurance car nous savons qu’au contraire des axes associés à des personnes ou à des objets, les principes, eux, ne subissent aucune modification. Nous pouvons toujours compter sur eux.

être en accord avec soiLes principes ne réagissent à rien. Ils ne se mettent pas en colère, ils ne sont pas lunatiques. D’autre part, ils ne demanderont pas le divorce, ni ne partiront avec notre meilleur ami(e). Ils ne sont pas non plus à nos trousses. Et pour finir, ils ne dépendent pas du comportement des personnes de notre entourage ou du prétendu bien-fondé de leur intention, si aléatoire.

Être en accord avec soi c’est pouvoir être une personne intègre en toutes circonstances.
  1. Premièrement, ni les gens, ni les circonstances n’agissent sur vous. Vous choisissez de manière proactive ce que vous déterminez comme la meilleure solution. Vous prenez votre décision en toute conscience, en toute connaissance de cause.
  2. Deuxièmement, vous savez que votre décision a plus de force car elle repose sur des principes dont les résultats à long terme sont prévisibles.
  3. Troisièmement, ce que vous choisissez de faire renforcer les valeurs dominantes de votre vie.
  4. Quatrièmement, vous pouvez communiquer avec autrui grâce à un large réseau d’interdépendance. Puisque vous êtes interdépendant, vous pouvez devenir réellement interdépendant.
  5. Enfin cinquièmement, vous vous sentirez plus à l’aise dans vos décisions. Quel que soit votre choix, vous pourrez vous y consacrer entièrement et y prendre plaisir.

Apprendre à aimer pour mettre fin aux relations destructives

aimer

L’art d’aimer

Aimer est un art. Beaucoup de personnes essayent d’aimer mais très peu de gens savent aimer en réalité. En effet, l’art d’aimer, c’est aimer sans vouloir « posséder ». Trop de personne en disant “je t’aime” disent en faite “je t’ai”. Aimer, s’est ne pas attacher l’autre et le laisser libre d’exister en dehors de soi avec l’intention qu’il soit d’abord fidèle à lui-même. Bien sûr tout n’est pas permis! trahison, infidélité, violence… la liberté de chacun s’arrête où commence celle des autres. Avant de pouvoir aimer une personne, il faut bien entendu s’aimer soi-même.

C’est pourquoi, l’art d’aimer implique une compréhension, un respect total de l’être aimé et aussi de soi-même. Cela implique de ne pas imposer ses désirs ou sa volonté, ne pas vouloir exercer un quelconque pouvoir sur lui. L’intention est souvent là. Cependant, nous sommes parasités par nos conditionnement, nos blessures, et nos manques affectifs liés à l’enfance.

Pour aimer, nous devons en premier lieu nous aimer nous-même. Attention, il ne s’agit pas d’orgueil, d’égoïsme ou de narcissisme qui ne sont que le témoin d’une personne qui ne s’aime pas. Parce qu’il s’agit d’un amour superficiel, sans profondeur. Il s’agirait plutôt de qualité vertueuse comme le respect, l’estime et d’acceptation de soi.

Nous sommes tous des êtres uniques, spéciaux. Si nous souhaitons améliorer notre relation avec notre conjoint, nos enfants, nos parents… Cela doit passer par une remise en question pour transcender nos vieilles souffrances et commencer à aimer pleinement l’être que nous sommes. Dès lors on peut aussi aimer vraiment l’autre pour ce qu’il est et non pour ce que nous voudrions qu’il soit. Il faut aussi, avoir présent à l’esprit, que la personne que nous aimons n’est pas celui qui nous complète. Parce que nous étions déjà un être entier avant de le rencontrer. Il faut juste penser qu’il n’est que la cerise sur le gâteau. Un compagnon qui nous embellit l’existence mais qui ne la remplit en aucun cas.

Aimer est un verbe d’action

L’amour est une activité et non un affect passif. En faite, l’art d’aimer consiste essentiellement à donner, non à recevoir. On néglige ainsi un facteur important dans l’amour: la volonté. Aimer quelqu’un ne relève pas seulement de la puissance du sentiment, mais d’une décision, d’un choix, d’un jugement et d’une promesse. Si l’amour n’était basé que sur son sentiment, la promesse d’aimer pour toujours n’aurait aucun fondement. Parce qu’un sentiment peut faire irruption comme il peut disparaître. Ainsi, la capacité d’amour en tant que don dépend de notre développement affectif et notre intelligence relationnelle. Elle présuppose que la personne est réussi à surmonté la dépendance, l’omnipotence narcissique, le désir d’exploiter les autres ou d’amasser. Et d’autre part, acquis la foi en ses propres possibilités humaines : amour, respect, intégrité, estime, et confiance en soi. Dans la mesure où il manque ses qualités nous avons peur de donner et donc par conséquent, d’aimer…

aimerL’amour c’est prendre soin

Si une femme nous disait aimer les fleurs alors que nous constatons qu’elle oublie de les arroser, nous ne croirions pas en son amour pour les fleurs. L’amour est une sollicitude active pour la vie et la croissance de ce que nous aimons. Là où manque ce soucis actif, il n’y a pas d’amour. L’amour s’est se donner de la peine pour quelque chose ou quelqu’un. L’amour et le travail sont inséparable. On aime ce pour quoi on peine et l’on peine pour ce qu’on aime.

L’amour entraîne la responsabilité

Aimer, c’est répondre de la relation. Plus concrètement, cela signifie être attentif aux besoins psychologiques de l’autre. Non pas de les prendre en charge, mais les respecter, les écouter et leur donner une réponse. L’art d’aimer c’est faire attention à notre façon de traiter l’autre. C’est prendre en considération ses besoins relationnels et affectifs pour nourrir à travers notre relation cette personne de notre amour, de notre écoute, de notre bienveillance, ect. afin de la voir s’épanouir.

Pas d’amour sans respect

La responsabilité pourrait facilement dégénérer en domination et possessivité s’il n’y a pas de respect. L’art d’aimer est indissociable du respect. L’amour n’est pas compatible avec l’humiliation, la trahison, la négligence, etc. Le respect est un mouvement intérieur spontané qui signe l’amour. C’est la capacité à voir la personne telle qu’elle est, c’est d’être conscient de son unicité. C’est désirer la voir s’épanouir selon ses propres désirs et voies, et non selon nos projets. Sinon ce n’est plus de l’amour mais de l’exploitation.

blankTant que nous avons besoin de l’autre pour combler nos manques, ce que nous appelons amour n’est qu’une illusion. Ça ressemble à de l’amour, cela a le goût de l’amour, mais ce n’est pas de l’amour. L’art d’aimer, c’est s’ouvrir à la réalité de l’autre, tel qu’il est, sans chercher à le rendre conforme à nos attentes. C’est l’encourager dans sa voie, même si elle n’est pas la nôtre, tout en respectant et exprimant nos besoins propres, bien entendu.

Amour et connaissance

Respecter une personne est impossible sans la connaître. La connaissance a ceci de spécifique qu’elle ne reste pas à la périphérie mais pénètre jusqu’au noyau. Nous n’avons pas les mêmes besoins, les mêmes limites, les mêmes envies, etc. plus nous connaissons la réalité de l’autre plus nous pouvons le comprendre et respecter son espace personnel. D’autre part, cette connaissance de l’autre est possible lorsque nous dépassons le soucis de nous-même. Afin de percevoir les autres en dehors de nos filtres de croyances. Connaître autrui, et soi-même, objectivement permet d’être capable de percevoir sa réalité, ou plutôt de surmonter les illusions, les distorsions irrationnelles de l’image, des jugements que nous pouvons nous faire.

Les 4 accords toltèques

blankLes quatre accords Toltèques sont en quelque sorte des « codes de conduite » qui permettent d’appréhender le monde sereinement, et de façon plus saine. Ce sont des mantras pleins de bon sens, mais surtout d’une très grande puissance. L’approche des accords toltèques, telle que la présente Don Miguel Ruiz dans son livre, décrit la réalité comme suit: Notre grille de lecture de la vie est conditionnée par notre éducation et par la culture environnante : les règles, les habitudes, les références.

Miguel Ruiz propose de passer un accord avec soi-même à travers les quatre accords toltèques afin de briser nos croyances limitatives. Celles que nous développons depuis l’enfance, qui distordent la réalité et nous maintiennent dans la souffrance. En effet, à force de conditionnements culturels et éducatifs (sur ce qui est juste ou faux, bon ou mauvais, beau ou laid) et de projections personnelles (« Je dois être gentil », « Je dois réussir »…), nous avons intégré une image fausse de nous-même et du monde. Néanmoins, ces idées ne sont pas nouvelles. Elles reprennent les principes de la thérapie cognitive, qui démontrent à quel point le manque de distance ou la généralisation abusive sont des pièges.

Que votre parole soit impeccable

Parlez avec intégrité. Ne dites que ce que vous pensez et n’utilisez pas votre parole contre vous-même et ni pour médire d’autrui.
Miguel Ruiz rappelle le pouvoir du verbe sur le psychisme. “Qui n’a pas gardé en mémoire une phrase blessante d’un parent ? Et ne la fait pas encore résonner une fois adulte ? » En effet, la parole est un outil qui peut détruire. Ou construire. Contrairement à ce que nous croyons souvent, les mots ont du poids : ils agissent sur la réalité. Dites à un enfant qu’il est enrobé et il se sentira gros toute sa vie.

Comment s’y prendre ?

En cultivant la modération dans ses propos : ne pas en dire trop, ni trop vite. Et, d’après le chaman Miguel Ruiz, cela commence dans le discours que l’on se tient à soi-même. En effet, la clé, c’est l’attention à notre discours intérieur. Les critiques et les jugements que nous cultivons sur autrui, mais aussi sur nous-même « Je suis nul », « Je suis incapable » ou « Je ne suis pas beau » que nous entretenons à notre sujet sont des paroles négatives qui polluent notre mental. Or, elles ne sont que projections, images faussées en réponse à ce que nous croyons que l’autre ou le monde attend de nous.

N’en faites jamais une affaire personnelle

les 4 accords toltèquesCe que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n’êtes plus victime de souffrances inutiles. En effet, les paroles et les actes des autres ne nous concernent pas en propre.  Ils leur appartiennent. Parce qu’ils sont l’expression de leurs propres croyances. Vous êtes critiqué ? Ou encensé ?  C’est l’image que l’autre se fait de vous. Ce n’est pas vous.

De même, les événements qui surviennent ne sont pas toujours des réponses à notre comportement. Selon Miguel Ruiz, nous devons sortir de cet égocentrisme qui nous fait croire que tout ce qui arrive autour de nous est une conséquence de notre attitude. Le « moi je » nous maintient dans l’illusion. Donc dans la souffrance.

Comment s’y prendre ?

Il s’agit moins de rester stoïque que de prendre du recul. Ramener à soi ce qui appartient à l’autre déclenche inévitablement de la peur, de la colère ou de la tristesse, et une réaction de défense. L’objectif : laisser à l’autre la responsabilité de sa parole ou de ses actes et ne pas s’en mêler. Cela suffit souvent à calmer le jeu.

blankNe faites aucune supposition

C’est un travers banal, nous supposons. En effet, nous élaborons des hypothèses et nous finissons par y croire. Par exemple, un ami ne nous a pas dit bonjour ce matin, et nous imaginons qu’il nous en veut ! Alors qu’en réalité, il a appris une très mauvaise nouvelle et préoccupé par cette annonce, il est un peu absent à réfléchir dans son monde intérieur.

Selon Miguel Ruiz, c’est un « poison émotionnel ». En interprétant les actions des autres à travers NOS propres filtres de croyances nous nous mettons souvent dans l’erreur. Les autres ne pensent pas comme nous, ne ressentent pas comme nous et n’ont pas forcément le même système de valeur que nous.

Comment s’y prendre ?

Pour s’en libérer, il propose d’apprendre à mettre les choses à plat, par exemple en exprimant ses doutes. Ce qui implique d’apprendre à écouter et d’être capable d’entendre. Il s’agit de prendre conscience que nos suppositions sont des créations de notre pensée. Dès lors qu’une hypothèse devient une croyance (« Cet ami est fâché contre moi »), nous élaborons un comportement de pression (« Je ne l’aime plus non plus » ou « Je dois le convaincre de m’aimer à nouveau »), source d’angoisse et de stress. Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames.

les quatre accords toltèquesFaites toujours de votre mieux

Votre “mieux” change d’instant en instant. Quelles que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger.

Cet accord découle des trois premiers accords toltèques. En effet, lorsque vous en faites trop, vous vous videz de votre énergie et vous finissez par agir contre vous. Mais si vous en faites moins, vous vous exposez à la frustration, à la culpabilité et au regret. Le but est de trouver le juste équilibre.

Comment s’y prendre ?

Ce qui est juste pour soi ne dépend en aucun cas d’une norme. Pour Miguel Ruiz, certains jours, faire ce qu’il y a de mieux pour soi, c’est rester au lit. Dans tous les cas, le pire piège est la course à la perfection. L’un des moyens d’éviter ce travers est de remplacer nos « Je dois faire ceci » par des « Je peux faire ceci ». Cela permet de s’approprier pleinement l’objectif à atteindre, sans se soucier du jugement et des attentes des autres.

L’art de dire Bonjour, des rencontres et des petites conversations

bonjourPourquoi c’est important de se dire bonjour ?

Dire bonjour est un rituel, et trop souvent nous oublions que ce n’est pas seulement cela. Saluer machinalement nous dessert. C’est pourquoi, apprenons à prendre le temps de sentir, de rassembler notre présence à nous-même et à l’autre. L’intonation, le volume, le chanté d’un bonjour disent tant de chose. Un bonjour n’est pas anodin, vous dites qui vous êtes et quel genre de relation vous vous sentez prêt à établir avec cette personne. On dit que tout se décide dans les premiers instants.

En effet, le salut est l’unité de base de la reconnaissance de l’existence de l’autre. Il marque le respect au sens originel du terme. C’est pourquoi, si vous pensez qu’il ne sert à rien de saluer des individus avec lesquels vous ne passez que quelques secondes entre deux étages et que vous ne reverrez probablement jamais. Souvenez-vous de votre humeur après un voyage en ascenseur sans parole, ni regard échangé et de celle qui vous anime si on vous dit bonjour et bonne journée?

“Dire bonjour correctement, c’est voir l’autre personne, prendre conscience d’elle, se manifester à elle et se tenir prêt à ce qu’elle se manifeste à soi.” Eric Berne

bonjourD’autre part, dire bonjour, c’est voir l’autre. Le reconnaître l’accueillir, lui manifester de l’estime, lui donner une place dans notre paysage. Être présent à l’autre fait toute la différence d’un simple salut. Dire un vrai bonjour nécessite de prendre quelques instants pour plonger en soi et sentir ce qu’il se passe, nettoyer les résidus de notre passé, balayer les attentes. Présence à soi puis à l’autre, ici et maintenant. En effet, nous pouvons avoir toutes sortes d’attentes envers autrui.

Nous laissons rarement l’autre libre d’être qui il est. Notre histoire personnelle nous influence. Nos expériences passées, notre imaginaire mettant en scène nos émotions refoulées, nos projections mentales, les préjugés véhiculés par l’entourage. Ensuite, ils nous conduisent hors de notre conscience à avoir des attentes quant aux comportements, aux pensées et aux sentiments des autres. Pour rencontrer une personne, nous avons tout intérêt, à mettre de côté nos attentes pour la laisser libre d’être qui elle est en cet instant.

Un échange de reconnaissance

Je souhaiterais vous faire partager une théorie des relations humaines qu’expose Eric Berne dans son livre « Des jeux et des hommes ». Cette approche propose de regarder l’échange entre deux individus lorsqu’ils se disent bonjour. Il met en avant nos banales conversations avec notre voisine, qui peuvent être très brèves et superficielles, en un moyen d’échanger « symboliquement » des caresses. Voici un premier exemple, qui nous permettra, par la suite, de mieux saisir ce nouveau concept:

ob_9e7240_1808260-salutation-deux-jeunes-belles-femmes-cont.jpgQuand Laure et Audrey se croise :

  • Laure : “Bonjour”
  • Audrey : “Bonjour”
  • Laure: “Comment allez-vous ?”
  • Audrey: “Très bien. Et vous ?”
  • Laure : “Ça va, merci”
  • Audrey : “A très bientôt”
  • Laure : “Au revoir”
  • Audrey : “Au revoir”

bonjourSelon Eric Berne, il existe une information cachée dans cet échange banale. En effet, Audrey pourrait, lors de cette rencontre, prendre un quart d’heure afin d’expliquer à Laure comment elle va « réellement ». Cependant, la relation qu’elles entretiennent n’est pas encore assez intime pour que Laure accepte de l’écouter ou de s’intéresser plus en détail à sa vie privée. En effet, elles ne se connaissent pas assez pour échanger l’une et l’autre leur vie intime. D’autre part, un simple «bonjour», aurait était trop léger aussi pour leur relation.

On peut donc supposer que chaque relation avec autrui possède son nombre de caresses à échanger. Ce quota peut varier ou évoluer en fonction des affinités, des circonstances, des échanges, des liens, etc… Selon Eric Berne « Ce rituel est fondé sur de soigneuses évaluations intuitives émanant des deux parties. Au stade où en sont leurs relations. » Ainsi, Laure et Audrey estiment, inconsciemment que 4 caresses suffisent à leur échange. Et cela pas plus d’une fois par jour. En effet, si elles se recroisent par hasard dans la même journée (exemple au bureau de travail), elles ne s’échangeront aucun signe, voir un regard (léger signe de reconnaissance).

Autre exemple

Eric Bern propose un autre cas de figure. Par exemple, Stéphane et Julien s’échangent chaque matin, un très polie «bonjour», ce qui équivaut à une caresse chacun. Lors du mois de juillet, Julien s’absente pendant deux semaines pour cause de congés vacances. Si à son retour Stéphane lui échange que son habituel «bonjour» (1 caresse) Julien en sera affecté, car contenu de son absence il aurait dû à son retour s’échanger une quinzaine de caresses :

ob_dc9d98bdde8b448440f84da347c9ef51_salutations-300x225.jpg Quand julien et Stephane se retrouve:

  • Julien : “Bonjour” (1 caresse)
  • Stéphane : “Bonjour, vos vacances se sont bien passées ?”  (3 caresses)
  • Julien : “Oh, oui! bla bla bla, bla bla bla…”
  • Stéphane : “Le Perou! Génial, c’est comment là-bas?” (5 caresses)
  • Julien : “Et bien, nanani nanana….”
  • Stéphane : “Et bien ça me fait plaisir de te revoir” (4 caresses)
  • Julien : “A moi aussi, bye”
  • Stéphane : “Bye”

Stéphane et Julien n’ont échangé que 13 caresses sur 15, mais ce n’est pas très grave pour leur relation puisqu’ils savent mutuellement que dès demain leur compteur «caresse» sera à nouveau augmenté! Ce qui est intéressant, c’est que les jours suivant, ils vont reprendre leur très polie «bonjour». Néanmoins, avec ce nouvel échange ils se connaissent mieux et savent maintenant qu’ils pourront se fier l’un à l’autre. Ce qui pourrait s’avérer utile dans le futur si une rencontre sociale se crée entre eux.

Respecter l’espace vitale

bonjourChacun est entouré d’une distance personnelle de sécurité. En effet, quand une personne inconnue s’approche très près de nous, un stress se déclenche. Nous nous mobilisons sur nos gardes, nous éprouvons crainte, gêne, voir colère. Deux grands motifs autorisent la proximité: l’amour et le combat. Cette bulle n’est pas consciente, elle est beaucoup dans la sensation d’être bien ou mal avec une personne. C’est pourquoi, si votre interlocuteur respecte la même distance que vous, tout va bien, vous vous sentez en sécurité et à l’aise. En revanche si vos bulles sont très différentes, toutes sortes de pensées, impressions et sentiments plus ou moins agréables affleurent.

C’est pourquoi, en allant trop vite les uns vers les autres, nous pouvons méconnaître les micro-signaux qui peuvent nous informer de la présence des frontières de nos interlocuteurs. En effet, si vous passez la frontière de la bulle de l’autre sans dire un mot, son comportement se modifie, il est sur ses gardes. Verbaliser le salut lorsque nous arrivons au contact de l’espace vital de l’autre le rassure sur nos intentions. Néanmoins, avant de parler, intéressons-nous au temps du pré-contact.

bonjourLe Regard

Le contact visuel est le tout premier contact. Préliminaire au contact verbal, c’est le temps du pré-contact. Celui au cours duquel on se mesure, on se jauge. Le contact oculaire donne ou non la permission d’un contact verbal. Empreint de peur, le regard peut se faire juge mais calme et posé il invite à la rencontre. Ainsi, le regard permet de vérifier la disponibilité de l’autre, tester son ouverture et éviter d’essuyer un refus. C’est pourquoi, lorsque vous rentrez dans une salle remplie de plusieurs groupes d’individus, prenez le temps de balayer la salle du regard dans le but de voir avec qui vous créez un contact visuel. Cela vous indique “à ce moment” qui est disponible pour vous accueillir et que vous êtes bienvenu à rentrer en contact avec cette personne.

bonjourAprès le regard, la voix

Si vous avez pris le temps de respirer, de prendre conscience de vous-même et des personnes qui vous entourent, votre voix aura naturellement le bon volume, la bonne puissance, sera posée à la bonne distance et prendra la juste inflexion. Il est naturel d’adapter le volume à la distance entre deux personnes. Cependant, un salut trop fort à la cantonade dit “c’est moi qui suis important”.

Même en privé, sans public, certaines personnes, trop centrées sur-elles-même, ne s’ajustent pas. Elles vous accueillent invariablement d’un ton enjoué. Elles n’ont pas “calculé” que vous êtes inquiet, stressé, en deuil ou anxieux. Comme si elles ne vous voyaient pas. Leur salut semble dire “je vais bien, tout va bien”. En réalité, il dit tout à la fois “Regarde comme je suis gentil, enjoué et d’agréable compagnie, j’ai besoin de ton regard, apprécie moi s’il te plait”. L’ennui est que cela ne marche pas.

bonjourUne poignée de main

La fermeté de la poignée de main à son importance. Il vous arrive de sentir dès le premier bonjour que “ça ne passe pas” entre vous. Les mains qui vous saisissent que le bout des doigts. On reste avec une sensation d’inachèvement, il manque quelque chose. On ne se sent pas considéré pleinement.

Une bonne poignée de main dynamique, ferme, chaleureuse mais mesurée pour être en harmonie et en accord avec votre interlocuteur.

La bise

Une, deux, trois, quatre? Le nombre de bises que nous posons est identitaire et culturel. En effet, les bises sont tellement rituelles qu’elles ont souvent perdu leur sens. On s’embrasse par automatisme. Souvent les bises atterrissent dans le vide. Elles sont plus ou moins sonores, elles sont rarement vraiment des baisers.

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Pourquoi je ne ressens pas d’émotion?

je ne ressens pas d'émotionsSi je ne ressens pas d’émotions c’est parce que je suis coupé de moi-même. Certainement parce que vous êtes trop dans votre mental et pas assez dans votre corps. En effet, notre esprit nous donne beaucoup d’information sur notre environnement. Or, beaucoup de personne ne savent pas que parler vite, se ronger les ongles, fumer une cigarette, etc. permettent de dissimuler une émotion et ne pas percevoir ce qu’il se passe en soi. Ces comportements sont automatiques et inconscients. La stratégie est, je me donne une stimulation pour distraire mon attention.

Certains comportements peuvent prendre la place d’une émotion au point d’en annuler toute conscience. Quand la personne est consciente de juguler quelques choses en elle, elle appelle volontiers ses sensations: stress ou angoisse. Un mot générique qui englobe son ressenti, et maintient dans l’inconscient les véritables émotions cachées. Quand vous pensez “Je ne ressens pas d’émotions” vous devriez vous demandez “qu’est ce que je ne veux pas voir?”

Voici, la liste de quelques manifestations typiques de refoulement d’une émotion:

  • je ne ressens pas d'émotionsBloquer souvent sa respiration
  • Boire beaucoup de café
  • Se ronger les ongles
  • Tapoter des pieds ou son stylo
  • Compter dans ma tête
  • Ne pas pouvoir vivre sans cigarette, alcool, sexe, médicaments, sucre, télévision, internet, travail…
  • Rouler très vite en voiture
  • Se replier sur soi, ou s’isoler
  • M’activer au ménage, pour une maison toujours impeccable
  • Parler très vite

Les stratégies sont diverses et se reconnaissent à la compulsion. C’est pourquoi, votre réaction est comme automatique, nécessaire, vous avez du mal à vous en empêcher. Tout est bon pour effacer l’émotion, occuper le corps, les sens et l’esprit. “Je ne ressens pas d’émotions” se traduit en faite par “je ne suis pas à l’écoute de ce qu’il se passe en moi”.

Stratégies d’évitements émotionnels

je ne ressens pas d'émotionsJe ne montre rien

Sur une petite route à deux voix surgit un danger. Deux voitures côte à côte, l’une en train de doubler l’autre. Pour Sandrine, le temps s’arrête. Sous l’effet de la peur tous ses muscles sont mobilisés et ses sens en alerte, elle vit chaque milliseconde de l’accident comme si ses facultés étaient démultipliées. “Bim” Choc, “Bam” double choc… Elle a donné le bon coup de volant. Néanmoins, son véhicule est en miettes. Mais, elle est en vie.

Tous sortent péniblement de leurs véhicules, choqués mais indemnes. Sandrine réalise enfin que le danger est terminé, elle s’appuie contre sa voiture, se met à trembler et à hurler. Elle crie pour exprimer sa peur, se libérer de ses tensions.

je ne ressens pas d'émotionsFred, lui, fait le fort. En regardant Sandrine, il ne comprend pas cette façon de se donner en spectacle. Fred ne nie pas qu’il ait eu peur au moment du choc. Mais à quoi bon hurler ainsi, alors qu’ils sont sain et sauf ?

Après quelques minutes de pleurs et de tremblements, le calme revient dans l’organisme et le psychisme de Sandrine. Pour elle l’incident est clos. Dans quelques heures, elle pourra reprendre un volant et conduire avec confiance.

Fred est resté de marbre. Cependant, faute d’être reconnue et exprimée, la tension s’est imprimée en lui. Il va faire des cauchemars pendant des mois, revivant l’accident dès qu’il fermera les yeux. Comme il refuse de prendre conscience de l’impact émotionnel de l’événement, son inconscient le lui représentera nuit après nuit…

E-Motion = Mouvement vers l’extérieur

je ne ressens pas d'émotionsPour la plupart des gens, il est inconvenant de montrer ses émotions en public. Même quand ils sont appropriés, après un accident grave, un choc affectif, une rupture ou un deuil. On admire la veuve qui suit, stoïque et digne, sans une larme, le cortège funèbre de son marie. “Elle est forte”. Comme si le courage se mesurait à l’absence d’affect.

Même les explosions de joie dérangent. En effet, si après avoir décroché un gros contrat, vous sautez de joie en criant, on vous regardera de travers “Tu es bien excité, calme-toi !“Chut, tais-toi! N’aies pas peur, ne pleures pas, ne te mets pas dans des états pareils…”. Il faudrait rester doux et tranquille en toute circonstance, jamais un mot plus haut que l’autre. D’où vient que l’émotion est dérangeante? Le déni des émotions sert la passivité, la déresponsabilisation et le maintien du statu quo. C’est pourquoi, les émotions font peur parce qu’elles nous confrontent à une réalité qu’on préfèrerait ne pas voir, elle nous oblige à la vérité.

Je n’ai pas de problème

je ne ressens pas d'émotionsCertains ont si peur de leurs affects qu’ils refusent de répondre aux remarques d’autrui ou aux demandes de leurs enfants. Ils taisent leur intimité : “Ça me regarde”. D’autre ne ressentent tout simplement plus rien “je ne ressens pas d’émotions”, ils n’ont plus d’accès conscient à leurs émotions et n’ont jamais entendu dire que l’on pouvait vivre autrement.

“Je n’ai pas de problème” est alors un équivalent de “je ne veux pas me poser de questions”. Ce n’est pas la meilleure voie pour trouver des réponses. On peut faire taire un temps les angoisses existentielles en travaillant dur ou en jouant au bridge. Cependant, elles vous rattrapent un jour. Elles s’inscrivent dans le corps ou étreignent votre descendance.

Ceux qui vous annonce “je n’ai pas de problème” sont-ils heureux? Je ne pense pas. Il est vrai qu’ils ne le savent pas. Ils n’ont peut-être jamais goûté au vrai bonheur. Ainsi, ils préfèrent l’illusion de sécurité que confère une identité figée “je suis comme ça”. C’est pourquoi, ils se sont résignés et suivent la route qui leur est tracée. Ils pensent que la vie est ainsi faite. Jusqu’à ce qu’ils tombent amoureux ou malades. D’autres ont moins de chance et découvrent le monde des émotions par l’intermédiaire de la souffrance. Faillite, chômage, divorce….

Je ne ressens pas d’émotions

je ne ressens pas d'émotionsDe nombreuses recherches ont montré que les gens apparemment inexpressifs sont en réalité plus réactifs physiologiquement que les autres. Inhibent-ils leurs réactions émotives ou ne ressentent-ils rien? Certaines personnes se défendent de “l’accusation” de dissimulation et disent ne plus rien ressentir. “je ne ressens pas d’émotions” ce n’est pas possible. A moins d’être un yogi très entraîné, il est impossible de contrôler consciemment la température de sa peau, les pulsations de son pouls,…

C’est donc un fait avéré, ils vibrent sous la carapace. Durs à l’extérieur, ils sont tendres à l’intérieur. En effet, ils présentent un visage neutre, ils nient le stress mais réprimer, consomme beaucoup d’énergie et altère leur conscience de la réalité.

Je ne ressens pas d’émotions…Avez-vous conscience de vos stratégies pour ne pas les ressentir ?

La toute première étape serait, dans un premier temps, de prendre conscience de votre corps et de ses manifestations. Essayez de focaliser votre attention, durant toute une journée, sur ce qui se passe en vous. Commencez d’abord sur vos sensations corporelles, puis plus tard sur vos émotions…

Par exemple, alors que vous lisez cet article, prenez un instant pour “écouter” votre corps. Mettez des mots sur vos sensations corporelles : “J’ai chaud”, “j’ai froid “ , ” je sens des picotements dans mon pied droit”, ” je ressens une tension dans la nuque, mon cœur bat “ , …

Développer votre conscience émotionnelle

La conscience émotionnelle est la capacité à ressentir et reconnaître les émotions (les siennes et celles des autres). Cette conscience peut-être plus ou moins développé selon les personnes. On peut la représenter sous forme d’échelle:

je ne ressens pas d'émotions1. L’Engourdissement

A ce niveau, il n’y a aucune conscience de l’émotion, ni sur le plan physique, ni sur le plan psychique. En effet, il s’agit d’un état de choc que l’on peut vivre suite à un traumatisme grave (personne ayant frôlé la mort, attentats, témoin de décès brutaux…)

2. Les Sensations Physiques

A ce stade, les personnes ont consciences des sensations, de l’impact physique des émotions (maux de tête, tachycardie, mains moite, bouffé de chaleur,…) mais pas de l’émotion elle-même. Les personnes se plaignent des symptômes physiques mais elles n’arrivent pas à faire le lien avec un élément affectif.

je ne ressens pas d'émotions3. L’Expérience Primaire

Ici, les personnes ressentent une énergie perturbatrice mais elles ne sont pas capables d’identifier les émotions (Et ce qu’elles vivent de la peur, de la colère, de la culpabilité?) Elles sont bouleversées, elles peuvent dire qu’elles sont émues mais ne peuvent pas définir de quelles émotions il s’agit.

4. La Différenciation

A ce stade, les personnes sont capables de distinguer les émotions courantes qu’elles ressentent comme la joie, la colère, la peur, la honte,… ainsi que leur intensité. Elles peuvent donc mieux parler de leurs émotions et de ce qu’elles ressentent puisqu’elles sont capables d’identifier ce qu’elles vivent et de le nommer.

5. L’Empathie

Une fois que l’on est capable d’identifier et de nommer ses propres émotions, on devient également capable de le percevoir chez les autres. C’est pourquoi, cela resserre les liens et la relation car l’on devient davantage capable de considérer l’autre dans son être, et donc de communiquer, d’échanger, d’écouter son interlocuteur de manière plus adéquate en prenant compte de ses ressentis.

6. L’Interactivité

A ce niveau, on peut utiliser les émotions pour favoriser les interactions. En effet, on regarde les émotions partager avec les autres avec plus de recul et on cherche davantage à s’entourer de personnes avec qui on partage des émotions comme de la joie, le plaisir, l’humour,… mais aussi, on apprend à accepter les émotions plus désagréables. Par exemple, si son conjoint se met en colère, on regarde et on accepte son émotion pour mieux l’accueillir c’est-à-dire, qu’on lui permet de l’exprimer pour pouvoir passer à autre chose.

Pourquoi je manque de confiance en moi ?

Tout le monde doute

manque de confiance en soi

De manière générale, nous sommes bardés d’a priori sur le manque de confiance en soi, tels que: “Quand on a confiance en soi, on réussit tout ce qu’on entreprend ! “ ou encore : ” Quand on a confiance en soi, on est à l’aise en toutes circonstances ! “, etc.

En êtes-vous si sûr ? Toutes sortes de mythes entourent la confiance en soi. En fait, plus on en manque, plus on l’idéalise. Quand on éprouve quelques difficultés devant un choix, on se dit par comparaison que les autres, eux, savent ce qu’ils veulent. C’est une certitude pour nous, les autres ne font pas face au doute, eux savent décider et choisir. Eux sont à l’aise partout et en toutes situations et n’éprouvent aucune peur!

Chacun se croit volontiers différent, seul à être affligé de ce défaut de manque de confiance en soi. Autour de nous, à part peut-être une ou deux personnes particulièrement émotives, nous ne voyons qu’assurance et aisance. C’est une conviction: “Les autres ont la vie plus facile.” Nous savons parfaitement cette assertion fausse, mais, paradoxalement, nous y croyons!

C’est un fait, tout le monde doute. Tout le monde hésite devant une importante décision à prendre. Tout le monde tremble devant la nouveauté et la mise en jeu de ses compétences. D’autre part, tout le monde craint plus ou moins de ne pas être aimé. Et tout le monde a, au moins une fois dans sa vie et souvent davantage encore, rencontré des échecs, fait des erreurs, été trahi, vécu des situations de rejet, d’humiliation… Confiance en soi n’est pas synonyme de beauté, facilité, absence de crainte et succès assuré.

Je suis comme tout le monde…

manque de confiance en soiSi vous regardez avec empathie autour de vous, vous ferez cette découverte, stupéfiante pour certains, et combien source de soulagement: “Je ne suis pas seul à ressentir ce que je ressens.” Oui, les autres éprouvent les mêmes émotions. Ils vivent les mêmes peurs, plus ou moins violentes, bien sûr, selon l’histoire de chacun, mais globalement, les mêmes émois affectent nos semblables.

En revanche, chacun développe ses propres réactions face aux stress, aux hésitations, doutes ou tremblements. Face à l’incertitude par exemple, nous éprouvons tous une certaine inquiétude. Mais cette peur naturelle et normale d’anticipation en paralyse certains et stimule les autres. Tous n’interprètent pas de la même façon les modifications physiologiques induites dans leur corps en réaction à une situation nouvelle. Accélération cardiaque, tensions musculaires, certains fuient ces sensations jugées inconfortables, d’autres apprécient voire les recherchent. Certains sont inhibés, d’autres sont dopés par la petite dose d’adrénaline du trac. Devant un problème, certains se replient sur eux-mêmes, d’autres vont affronter l’adversité.

Pourtant je me sens moins confiant que les autres…

manque de confiance en soi

A la racine de ces différences, de multiples causes, parmi lesquelles les blessures du passé bien entendu, la confiance acquise ou non auprès de nos parents et professeurs, mais pas seulement, nous le verrons plus loin. Avant cela, regardons de plus près ce que nous nommons “manque de confiance en soi” :

Pour beaucoup de personne, être bien, être normal signifierait ne rien éprouver à l’intérieur. Or, peurs, colères, tristesses, mais aussi désirs, joies et amours sont associés à des manifestations physiologiques. Si nous ne savons pas les tolérer, la vie nous paraîtra bien fade.

Accélération cardiaque, tremblement, sueur, etc. Notre organisme se prépare à affronter la situation. Certes, il n’est pas toujours utile de déclencher un tel mouvement intérieur. Parfois notre cerveau surdimensionne l’adversaire car nous avons une perception de la réalité déformée (souvent dû à de mauvaises croyances). Mais un certain nombre de nos réactions sont des réactions physiologiques naturelles et normales de notre organisme.

L’anxiété, la peur, le trac, le doute, l’inquiétude sont utiles, ils poussent à se dépasser, nous invitent à nous préparer à toutes éventualités, à repérer les zones à risques dans un projet, ils nous ouvrent les yeux, nous alertent sur des détails susceptibles de nous faire échouer…. Il est dommage d’étiqueter “manque de confiance en soi” à l’afflux d’énergie qui nous permet de faire face à la situation, de sentir “le sens du vent” et les réactions du public à nos paroles. C’est l’étiquette qui nous paralyse, non pas l’émotion.

Nos émotions sont des alliées

manque de confiance en soiDe la même manière que toutes nos palpitations ne sont pas synonymes de manque de confiance en soi, tous nos échecs et difficultés sociales n’y sont pas forcément liés. Or faute de comprendre les motivations de certaines de nos attitudes, de nos blocages et freins, nous utilisons un peu abusivement le terme de manque de confiance en soi. En effet, cela nous évite de nous poser d’autres questions, plus embarrassantes, ou tout simplement plus inconscientes.

La vie est forcément porteuse d’incertitude. Stress, tensions, sensations de chaleur, ventre serré… notre corps cherche à s’adapter. Ces sensations corporelles indiquent qu’une question nous est posée. Il s’agit d’un défi, d’une décision à prendre… Prenons-le comme tel et utilisons l’énergie libérée par l’organisme pour fournir l’effort ou la réflexion demandé plutôt que de foncer chez le médecin, un psy ou un kinésiologue pour éteindre toute manifestation physiologique en soi.

Si l’angoisse, les phobies, les peurs exagérées se soignent, toutes les réactions de notre corps ne sont pas à combattre, apprenons à tolérer en nous les peurs appropriées. Soit dit en passant, l’angoisse est paradoxalement souvent un paravent pour s’empêcher d’éprouver la peur ou de sentir l’insécurité… J’angoisse par exemple sur le fait de sortir seul dans la rue. Ces angoisses prennent tant de d’espace qu’elles occultent le fait que je vais mal dans mon couple et que je n’ose rien dire.

Nombre de nos comportements et d’aspect de ce que nous nommons notre “caractère” ne sont en fait que des stratégies de lutte contre le manque de confiance en soi, des tentatives de conserver le contrôle d’une situation plutôt que de s’abandonner à vivre l’incertitude de l’instant. Cela écarte l’intimité, mais ça rassure.

manque de confiance en soiAccepter les émotions comme un signal du corps

Apprenons à accepter en nous un “manque de confiance en soi” sain et utile plutôt que d’utiliser force et stratégie pour tenter d’effacer en nous et autour de nous toute source de peur ou d’insécurité. La confiance permet de tolérer en soi une certaine dose de peur et d’insécurité. Le vrai confiant n’a pas besoin de séduire, pas besoin de réussir toujours, pas besoin de tout savoir, pas besoin de soumettre autrui, d’organiser en permanence l’espace et le temps, de savoir quoi dire ou d’avoir raison…

“Je suis sûr que je vais être rejeté. Non, je n’ai jamais essayé, mais j’en suis certain. Ce n’est pas pour moi.” Il vous arrive de prononcer ce genre de phrase? Quand la peur prend le dessus, la raison ne peut plus rien. Pourtant l’expérience ne vous a pas toujours enseigné l’échec ! L’idée de cette inéluctable faillite est une pure fiction, vous n’avez pas de preuve, mais vous y croyez tout de même…

Impossible de sortir en boîte, de se mesurer aux autres au tennis ou au football, impossible d’inviter le beau gars ou la belle fille à boire un café, impossible d’oser accomplir presque tout ce qui vous ferait plaisir, presque tout ce dont vous pourriez avoir envie. Manquer de confiance en soi limite les ambitions, les désirs, les contacts, les relations, la carrière, l’amour…

Mais alors, d’où ça vient ?

manque de confiance en soiRéaction face à la souffrance

Vous ne savez pas répondre aux questions, vous n’êtes pas clair dans vos explications. Vous vous emmêlez dans vos phrases, vous êtes confus, vous vous contredisez…

La tentation est grande d’invoquer un manque de confiance en soi. Les psychologues Michelle Cormer et Joseph Forgas de l’université de Sydney ont mis en place une expérience démontrant qu’il s’agissait d’une réaction naturelle face à la souffrance.

Ils démontrent que lorsque l’on traverse une situation difficile ou que l’on a été en contact avec des scènes pénibles, notre expression face aux autres va en pâtir. Votre cerveau est doté d’une instance de protection automatique qui vous invite à fuir la confrontation avec autrui. Quand cette réaction de protection s’installe nous parlons de “manque de confiance en soi”. Vous contredire, être confus dans votre pensée et vous montrer peu clair dans vos paroles ne signifie rien quant à votre personnalité. C’est un réflexe naturel face à la souffrance.

manque de confiance en soiAutomatismes acquis

Un enfant ne naît pas avec un manque de confiance en soi. Si les réactions de soumission et de peur sont génétiquement programmées, elles ne deviennent une habitude, voire un caractère, que lorsque l’enfant a appris à avoir peur de certaines situations. Son cerveau déclenche alors les phénomènes physiologiques et psychologiques appropriés à ce qu’il interprète comme ressemblant à la situation traumatique du passé.

Selon l’accueil que vont lui faire ses parents, les différents adultes à qui il sera confié, mais aussi ses pairs, selon les expériences que l’enfant sera amené à vivre, il va intégrer ou non une bonne dose de confiance en lui, c’est-à-dire qu’il va savoir déclencher ses réactions de retrait que dans les circonstances qui le nécessite vraiment. Aux blessures de l’enfant s’ajoute l’interdit d’exprimer de la colère envers un parent. Etre frappé, puni, humilié, enfermé, nié, fait mal.

Pour réparer son sentiment d’intégrité, l’enfant devrait pouvoir exprimer sa colère, crier à l’injustice. Quand on lui interdit de manifester sa colère, il doit réprimer non seulement sa colère, mais aussi la conscience de la blessure, d’autant qu’on lui dit volontiers que c’est “pour son bien”. La négation du droit à la colère et du droit à sentir ce que l’on ressent jette les bases du manque de confiance en soi.

manque de confiance en soiL’exclusion

Lorsqu’une personne est exclue d’une communauté, un début d’état dépressif s’installe en quelques minutes! Oui, vous l’avez bien lu, quelques minutes. La personne exclu se sent inutile. Elle croit que les autres la jugent non aimable et ne l’apprécie pas. Elle tend à se renfermer sur elle-même, mais plus grave, elle a tendance à généraliser cette situation à tous les aspects de sa vie!
Imaginez ce qui se passe quand ce sont vos parents qui vous rejettent! Quand vos parents vous montrent que vous êtes de trop! Et ce, des années durant!

Vous commencez à percevoir les causes possibles de vos difficultés? Avez-vous vécu une situation de rejet, de dévalorisation, de chute sociale? Comment avez-vous traversé l’épreuve? Avez-vous été soutenu? Avez-vous guéri de cette blessure ou est-elle encore active en vous?

Harcèlement et brimades
manque de confiance en soi

Vous êtes mal dans votre peau? Vous faites de plus en plus d’erreurs au point de perdre confiance en vos capacités. Ou encore, vous avez de plus en plus mal au ventre ou à la tête… Seriez-vous victime de harcèlement?

Le harcèlement moral a ceci de spécifique qu’il est difficile à identifier tant il est insidieux. Au début, une remarque anodine, un sous-entendu, rien de bien grave en apparence. Si la victime réagit, elle est taxée de susceptibilité exagérée. Les remarques se font de plus en plus désobligeantes, les dévalorisations plus appuyées. Quand la victime se plaint, elle est moquée. Alors, elle ne dit plus rien. D’autant qu’elle a tendance à se sentir coupable: “Il n’y a pas de fumée sans feu.”

On parle de plus en plus du harcèlement moral en entreprise. On n’ose pas encore poser le mot dans le milieu scolaire ou dans la famille. Pourtant, il s’agit bien du même phénomène. Quoiqu’à l’école et dans la famille, le harcèlement infligé par des adultes, mais aussi par d’autres enfants, ne se limite hélas pas au moral. Coups, menaces, brutalités diverses contribuent à mettre la victime sous terreur.

Cela peut arriver à n’importe qui. Toutefois, quand on a été victime, une fois, de brutalités, on encourt davantage de risque de l’être à nouveau. La colère réprimée crée une légère dépression dans la poitrine, l’habitude est prise de recevoir des coups sans broncher…

Certains enfants sont harcelés au sein de leur famille, par un frère, une sœur, ou même un de leurs parents, voire les deux. La blessure est encore plus profonde. L’enfant n’a nulle part où se réfugier. Ses parents, ceux-là mêmes qui devraient le protéger, être son réconfort, l’agressent, le blessent…

blankL’interdit de réciprocité

Les échanges entre les humains sont dirigés par un principe fondamental: la réciprocité. L’équilibre des relations en dépend. Si un ami vous fait un cadeau, vous lui rendrez un présent d’égale importance. Si vous recevez des dons que vous ne pouvez rendre, il y a des chances pour que vous vous sentiez débiteur, “je suis votre obligé”.

Celui qui donne se vit comme opulent, puissant. Celui qui n’a que le droit de recevoir se vit comme débiteur, dévalorisé, inférieur. Quand le pouvoir de l’un sur l’autre est supérieur à celui de l’autre sur l’un, la loi de la réciprocité est aussi empêchée, entraînant soumission et dépendance.

Il est à noter que les “donneurs” ne le font ni méchamment ni dans le but conscient de prendre le pouvoir. C’est leur façon à eux de gérer leur manque de confiance. Il est donc important de faire attention à ne pas trop donner aux autres pour ne pas qu’ils se sentent dévalorisés mais il est aussi important de savoir recevoir.

Beaucoup de personnes ne se sentent pas digne de recevoir et sont mal à l’aise lorsque quelqu’un tente de lui faire un cadeau, un compliment, ou de lui rendre service, elle prend peur, elle n’a jamais reçu, elle n’y croit pas. Enfant, elle a toujours dû donner, servir pour être aimée. Elle donne pour se faire accepter par les autres et parce que donner elle sait faire. En revanche recevoir l’intimide trop, cependant, cette attitude nuit à long terme à ses relations car elle pourrait devenir peu à peu la bonne poire de certains.

manque de confiance en soiSoumission et dépendance

Quelles que soient votre enfance, votre histoire et vos capacités, si vous travaillez dans une société fortement hiérarchisée, fonctionnant sur la notation, avec un chef sur votre dos, vous aurez nettement moins confiance en vous que si vous avez la chance d’évoluer dans une entreprise coopérative, plus à l’écoute de ses salariés et cherchant la mise en commun des compétences. Quand on se sent écouter, reconnu, valoriser, quand on a une place parmi les autres, on a de plus en plus confiance en soi. Quand on doit obéir aux ordres, se conformer aux directives, quand on est contraint, quand on a les finalités de nos actes sont décidées par d’autres, notre confiance en nous s’effrite rapidement. C’est d’ailleurs ainsi que nos chefs s’assurent de conserver leur autorité.

manque de confiance en soiLe manque de confiance en soi est proportionnel à l’absence de son pouvoir personnel.

Nombre de gens viennent me consulter pour que je les aide à rester dans une situation insupportable. Il voudrait continuer à rester dans la situation qui les opprime, persuadés que c’est de leur faute. C’est comme marcher avec des chaussures trop petites. Il y a un moment où il est utile de se dire: je me suis trompé, ces chaussures que j’ai acheté ne sont pas à ma taille, j’en change. Plutôt que de tenter toutes sortes de baumes et d’antalgiques pour moins souffrir. Question de confiance en soi, j’ai souvent constaté que le problème était dans les chaussures.

Le défaut de confiance en soi n’est pas une “caractéristique” d’une personne, mais une conséquence, une réaction face à un environnement ou une situation spécifique. Par mon manque de confiance, à qui je donne du pouvoir? Quand je prends le pouvoir sur l’autre, comment sa dépendance me rassure-t-elle? La confiance en soi donne l’autonomie, et l’autonomie confère de la confiance en soi. Le défi st aujourd’hui de conjuguer confiance en soi et respect de l’autre.

Attributions et humiliations

“Tu es…” Un enfant a tendance à se conformer à ce que ces parents disent de lui. Sans avoir toujours conscience de l’impact de leurs mots, nombre de parents lui attribuent toutes sortent de qualificatifs le définissant: “Tu es nul”, “tu es maladroit”, “Tu n’es qu’un raté”, “moche comme tu es, tu ne trouveras jamais de mari” ou “insupportable comme tu es…” Les enfants prennent nos petites phrases, souvent proférées sur le coup de l’émotion, au premier degré. Ils n’ont pas encore la capacité d’interpréter. Ils absorbent ces attributions comme si elles étaient la vérité.

bella-hadid-en-couverture-du-magazine-jalouse.jpgL’effet de contraste

Nous nous comparons les uns aux autres, plus ou moins consciemment. En présence d’un mannequin, nous nous trouvons moche, à côté d’une personne au physique disgracieux, nous nous jugeons beau! Tout dépend de l’étalon auquel nous nous mesurons. Pas facile d’avoir une sœur, voire une mère trop belle, pas simple d’avoir un frère trop intelligent. En comparaison nous concluons à notre infériorité.

Notre rôle, notre place, plus que notre réalité définissent nombre de nos perceptions…

Dans ce cas, stopper tout les amis. Il ne sert à rien de se comparer. Vous avez votre chemin, ils ont les leurs. Ils ont leurs domaines de compétences et vous avez les votre. Concentrez vous sur vos avancées, sur vos objectifs. Petit à petit l’oiseau fait son nid…

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Inconscient, quand tu nous tiens!

Le regard de l’enseignant a beaucoup de pouvoir sur l’enfant. On nomme “effet pygmalion” cette tendance à se conformer inconsciemment à l’image que l’autre a de nous. Le professeur vous croit intelligent? Vous avez tendance à vous améliorer. Il vous considère comme un “déchet de la société”? Vous aurez du mal à réussir votre devoir. Même s’il ne vous dit rien de ses pensées à votre égard!

Le regard des parents est plus puissant encore. Sans qu’aucun mot ne soit échangé, l’enfant sent le rejet inconscient de sa mère, le refus inconscient de son père, le jugement de l’un, les attentes de l’autre…  Il est plus facile de réussir et d’avoir confiance en soi quand vos parents croient en vous. Lorsqu’il vous accepte, vous respecte et vous aime tel que vous êtes.

Nous avons du mal à dépasser des personnes dont nous sommes dépendants et considérons dominants, nos parents. Par exemple, les parents aimants donnent la permission à leur enfant de les dépasser.

D’autres ont tant joué de leur autorité et abusé de leur pouvoir sur l’enfant que ce dernier n’ose pas sortir de la soumission et peut se saboter, échouer sans comprendre pourquoi et donc perdre peu à peu confiance en lui, alors qu’il n’est confronté qu’à une barrière inconsciente.

Notre inconscient porte aussi les normes sociales. Il n’est pas toujours facile d’être un enfant d’agriculteur dans une société qui valorise l’intellect et oublie qu’elle mange grâce aux paysans. La pauvreté est particulièrement humiliante dans notre société. A l’humiliation s’ajoute la frustration. Ne pouvoir acquérir les biens de consommation exposés dans les vitrines engendre une colère qui ne peut être retournée contre soi.

Toute répression de colère est dommageable

blankLe manque de confiance en soi est une adaptation. Il est une réaction naturelle face à la souffrance, une réaction de soumission sociale. Ce que nous nommons “confiance en soi” parle de notre position inconsciente dans la hiérarchie sociale.

Sortons de l’idée que le manque de confiance en soi ne dépend que de l’individu sous peine de ne pouvoir nous en dégager. L’environnement joue son rôle toute comme la position sociale… En avoir conscience peut aider à se libérer de ce joug.

Reprendre confiance en soi, c’est donc guérir de ses blessures et conquérir son autonomie. Où est la clef ?

Quand on manque de confiance en soi, on a souvent du mal à exprimer sa colère de manière appropriée. Or, toute colère réprimée quelle qu’en soit la raison enclenche une perte supplémentaire de confiance en soi.

La colère est l’émotion qui permet à l’humain de restaurer son sentiment d’intégrité, de défendre ses droits. Quel enfant a le droit de manifester sa colère à ses parents quand ces derniers crient, tempêtent, punissent? Même quand le parent reconnaît l’injustice de sa réaction, il a du mal à tolérer la juste colère de l’enfant. Elle remettrait trop en cause son pouvoir sur lui.

C’est grâce à ce processus que les puissants s’assurent de leur pouvoir. Ils justifient leurs actes, accusent la victime, et surtout interdisent toute manifestation de colère, que ce soit par la force ou par la manipulation intellectuelle ou affective. Dès lors que la juste colère ne peut être exprimée, elle est retournée contre soi, se mue en peur, et installe l’insécurité. La personne se dévalorise, perd confiance en elle et reste soumise!

Cet article présente un résumer du merveilleux livre “Fais-toi confiance” d’Isabelle Filliozat

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