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Qu’est-ce que l’Ego?

egoL’Ego et l’orgueil

L’ego, ce terme n’est pas facile à comprendre de tous. Souvent il est confondu avec l’orgueil ou le narcissisme. L’orgueil est un sentiment exagéré de sa propre valeur qui porte à se placer au-dessus des autres. Par exemple, une personne orgueilleuse va avoir tendance à être condescendante et dévalorisante. Elle pourrait aussi être narcissique en n’ayant aucun intérêt pour vous. Et ainsi, monopoliser toute la conversation avec de long monologue où elle ne parle que d’elle…. L’horreur!!! Parfois aussi, avec un brin d’égocentrisme, ce besoin viscérale d’attirer toute l’attention sur soi.

Ceci, est une manifestation de l’ego mais on ne peut pas définir uniquement l’ego de cette manière. Donc attention quand on dit “Cette personne à un gros ego”, en fait on devrait dire “cette personne est très orgueilleuse”… Car ce n’est pas la même chose.

Il existe deux types d’égo

L’ego peut être soit sur-appréciatif ou dépréciatif selon les personnes. Par exemple, une personne qui est toujours mal, qui pleure tout le temps et se plaint à longueur de journée. Elle exprime à travers “son état de victime” son ego dépréciatif afin d’attirer l’attention sur elle.

Voici un exemple concret, les meilleurs musiciens sont ceux qui ont le moins d’ego. En effet, ceux qui sont trop prétentieux lorsqu’ils jouent sur scène pense : “WHAOUUAA je suis trop fort!!!, Trop beau, trop bon, etc.….”. Seulement ces pensées narcissiques les coupent du moment présent, et aussi de l’interaction émotionnelle avec le publique. Ainsi, il ne peut y avoir d’alchimie. Au lieu d’être dans le partage de leur art, toutes leurs pensées et leurs émotions son tournée vers eux. Il ne peut pas y avoir de réel échange.

De l’autre côté, pour d’autres musiciens c’est très difficile de monter sur scène. Les egos dépréciatifs sont trop timides. Ils pourraient penser “Oh non, je ne vais pas y arriver… Oups!!! Je me suis trompé. Est ce qu’ils l’ont vue??? Je crois que oui, j’ai peur, je tremble, etc.” Là aussi, ces artistes sont coupés de leurs publiques. Obnubilé par leurs pensées négatives et dévalorisantes. Pas facile de se débarrasser de son ego.

Lorsqu’un musicien monte sur scène, sans stress, concentré et qu’il s’abandonne à sa musique. Alors, il est possible qu’une alchimie se créer dans la salle de concert, que les poils s’irisent et qu’une magie opère. Avez-vous souvent ressentis cette alchimie pendant un concert? Non… Pas facile de libérer de son ego.

egoLa création de l’Ego

Mais d’où vient l’ego? Pourquoi est-il si important dans la vie de chacun de nous? L’ego a commencé à se manifester au moment où l’humain a développé son énergie mentale. Il y a plusieurs millions d’années. Tu te souviens de l’histoire d’Adam et Ève? Ils vivaient au paradis terrestre, ils étaient parfaits. Quand Ève mangea la pomme de l’arbre de la connaissance (dimension mentale), ils sont devenus imparfaits et les problèmes ont commencé.

Nous sommes tous divisés en deux : il y a notre Être Essentiel et il y a notre Ego. Avez-vous déjà ressenti cette dualité en vous?

D’un côté, ce que vous êtes, au plus profond, ce que vous pensez être vraiment, ce que vous voulez être. D’un l’autre côté, ce que vous êtes réellement à travers vos actions et vos comportements, mais aussi ce que vous êtes obligé de faire ou d’accepter à l’encontre de vos principes et de vos valeurs. Ici, c’est votre ego qui se manifeste. A travers vos peurs, vos doutes et vos blessures émotionnelles.

Certaines expériences vont nous toucher émotionnellement parfois de bonheur et de joie mais aussi parfois de peur, de colère, d’inquiétude, de doute, etc. Lorsque ces expériences seront trop stressantes ou lorsque nous ne n’avons pas réussi à exprimer/accepter correctement une émotion, elle s’ancre en nous et devient une émotion parasite.

egoNotre cerveau fait des programmes comme un ordinateur

D’autre part, notre cerveau qui considère que cet événement est stressant va faire des raccourcis, tel que “Femme aux cheveux blancs “ + “Bisous bruyant “ = souffrance car mal aux oreilles… Avez déjà entendu parler de la célèbre expérience de Pavlov et du chien avec le stimulus conditionnel et inconditionnel? Le conditionnement classique ou le réflexe Pavlov. C’est un peu la même chose pour les humains. Le cerveau fait des associations que nous ne sommes pas en mesure de contrôler et lorsque nous nous retrouvons dans une situation qu’il a par le passé considéré comme dangereuse ou stressante. (Par exemple: Une vieille mamie et ces bisous qui font mal aux oreilles). Il se met immédiatement en MODE SURVIE.

Lorsque nous sommes en “MODE SURVIE” nous ne sommes plus en mesure de répondre de la manière la plus adéquate pour nous ou pour la situation. Nous perdons notre libre arbitre, notre choix, notre intelligence émotionnelle.

On devient RÉACTIF

egoL’événement ou la situation que notre cerveau a inscrit comme “dangereux à sa survie” va nous mettre dans un état de stress ou si vous préférez dans un état émotionnel et nous agirons à ce moment-là “en roue libre” avec le fonctionnement ou comportement mis en place à l’âge où s’est déroulé l’histoire avec la mamie!!!

Parfois, le cerveau fait de bonne association qui nous serviront toute notre vie mais parfois certains comportements/émotions ou croyances peuvent devenir obsolètes et nous freiner considérablement dans notre vie. Voilà, pourquoi on répète certains schémas ou certains types de relations malsaines et cela même si on en a complètement conscience!!!

Parce que lorsque nous ne sommes plus “centré” mais sous l’emprise d’une émotion parasite, c’est notre inconscient qui prend le relais et notre pouvoir de décision, de choix, et même notre perception de la réalité s’étiole.

egoL’ego, la totalité de tes croyances et préjugés

Quand je parle d’une partie de l’Ego, je me réfère également à toutes tes croyances. C’est-à-dire, tous les moyens qu’il utilise pour interférer dans ta vie. Tu as certainement remarqué que des centaines de petites voix te parlent sans arrêt. Te faisant peur, te faisant douter de toi ou des autres, te culpabilisant, t’empêchant de passer à l’action, etc. Chaque partie de cette petite voix est liée à une de ses croyances. Plus tu entretiens ces dernières en leurs donnant raison, et plus elles prennent de l’importance.

En résumer l’Ego est aussi la totalité des croyances et préjugés qui t’empêchent d’être toi-même.

Maintenant, on peut mieux saisir et comprendre où et quand intervient notre Ego. Cette dualité entre, qui sommes-nous vraiment? Et Comment notre cerveau s’est autoprogrammé au fur et à mesure de nos expériences de vie. Comment notre mental a considéré certaines choses comme dangereuses pour notre survie et mis en place des “réactions” automatiques qui nous empêchent aujourd’hui d’atteindre nos buts les plus profond…

Nous devenons émotionnellement dépendre de certains schémas qui ne nous appartiennent pas. Souvent, ils nous ont été transmis lors de notre enfance dans notre sphère familiale et nous les reproduisons impuissant même si certains d’entre eux ne correspondent pas à nos valeurs. Avez-vous la sensation d’être souvent en réaction aux événements ou avec les personnes qui vous entourent? Arrivez-vous à identifier quand vous êtes centré et lorsque vous êtes sous l’emprise de vos émotions?

7. Loi du Dharma

la Loi du DharmaLa septième loi spirituelle du succès est la Loi du Dharma. Dharma est un mot sanscrit qui signifie « le but de la vie ». Nous avons pris une forme physique pour réaliser un objectif. Selon cette loi, vous possédez un talent particulier, ainsi qu’une manière unique de l’exprimer. Il existe quelque chose que vous pouvez accomplir mieux que qui que ce soit dans le monde entier.

Exprimer son talent pour répondre à ces besoins crée une richesse et une abondance illimitées. Si vous élevez un enfant dans cette pensée, vous vous rendez compte des effets qu’elle aura sur sa vie. Deepak Chopra à lui-même éduqué ses propres enfants de cette manière. Il n’ai cessé de leur répéter qu’il y avait une raison à leur vie sur cette terre et qu’ils devaient la trouver.

blankIl leur a tenu ce discours dès qu’ils eurent atteint l’âge de quatre ans. « Vous ne devez jamais vous inquiéter pour votre futur. Si, devenus adultes, vous ne gagnez pas votre vie, je pourvoirai à vos besoins. Je ne veux pas que vous soyez obsédés par l’idée de réussir à l’école, ni par celle d’obtenir les meilleurs diplômes ou d’aller dans les meilleures universités. Ce qui doit vous obséder, c’est de chercher comment vous pouvez servir l’humanité et de découvrir vos talents particuliers. Vous avez un talent particulier et un manière unique de l’exprimer. Personne d’autre ne le possède ».

Ses enfants sont allés dans les meilleures écoles, et ils ont obtenu les meilleurs diplômes. Ils sont devenus financièrement indépendants avant d’entrer à l’université. Ceci, parce qu’ils n’ont qu’une obsession: ce qu’ils peuvent donner au monde. Voilà la Loi du Dharma.

la Loi du DharmaPour appliquer la Loi du Dharma

Vous êtes le créateur de votre vie

Chacun est sur terre pour trouver son Soi Véritable, et pour découvrir par lui-même qu’il est spirituel. Nous sommes des êtres spirituels qui avons pris manifestation dans un corps physique. Et non, des êtres humains qui font, à l’occasion, une expérience spirituelle. En somme, nous sommes des êtres spirituels qui vivons une expérience humaine.

Nous sommes ici pour trouver notre Moi Supérieur, notre Moi Spirituel. Ceci est la première étape de la Loi du Dharma. Nous devons découvrir par nous-mêmes, qu’au fond de nous, un dieu ou une déesse veut naître afin que nous exprimions notre divinité.

la Loi du DharmaTrouver votre talent et la raison de votre présence sur Terre

La seconde composante de la Loi du Dharma est l’expression de notre talent particulier. Cette loi explique que chaque être possède un don particulier. Ce don est unique par son expression, si unique qu’aucun être vivant sur cette planète ne le possède, ou tout au moins ne peut en donner la même expression.

Cela signifie qu’il existe quelque chose que vous pouvez faire mieux que tout autre habitant de la terre. En mettant ce don en oeuvre, vous quittez le fil du temps. L’expression de ce talent unique ou, – très souvent, de ces talents uniques – vous éveille à l’intemporel.

Aider les autres et l’humanité à s’épanouir

Servir vos semblables, c’est répondre à la question: « Comment puis-je aider? Comment puis-je être utile à tous ceux que je rencontre? » Lorsque vous mettez l’expression unique de votre talent au service de l’humanité, vous utilisez pleinement la Loi du Dharma.

Ceci, couplé à l’expérience de votre spiritualité, celle du champ de pure potentialité, vous ouvre automatiquement l’accès à une abondance illimitée. Cette loi est en effet celle qu’utilise réellement l’abondance pour se manifester.

la Loi du DharmaCette abondance n’est pas temporaire. Elle est permanente, car elle naît de votre talent particulier, de votre manière de l’exprimer et du don de ce talent à vos semblables. Si, au lieu de vous poser la question: «que peut me rapporter ceci? », vous vous demandez plutôt: « Comment puis-je aider? », vous saurez comment offrir ce don.

La question « Que peut me rapporter ceci ? » vient du dialogue intérieur de l’ego. « Comment puis-je aider ? » est une question que pose l’esprit. L’esprit est le domaine de conscience qui vous offre l’expérience de votre universalité. En transformant tout simplement votre dialogue intérieur, c’est-à-dire en passant de la question « que peut me rapporter ceci ? » à «Comment puis-je aider ? » vous passez automatiquement au travers de l’ego, et vous entrez dans le royaume de votre esprit. Si la méditation est le meilleur moyen d’accéder à l’esprit, ce glissement de votre dialogue intérieur vers le « Comment puis-je aider ? » Vous ouvre aussi ce chemin.

Comment prendre le bon chemin (de vie)?

blankSavoir dès le départ où l’on veut aller permet de s’assurer que tous nos pas nous mènent dans la bonne direction de notre vie.

Cependant, il est facile de se laisser prendre au piège d’une activité, d’une relation, de ce que nous propose la vie. Ou encore de travailler de plus en plus pour gravir les échelons de la réussite. Pour ensuite, découvrir que l’échelle ne s’appuie pas sur le bon mur. C’est pourquoi, il est possible d’entreprendre beaucoup sans pour autant produire quoi que ce soit. Ainsi, savoir dès le départ où l’on veut aller se fonde sur le principe que toute chose naît deux fois :

  • La première prend forme dans votre esprit sous forme d’images, d’idées ou de pensées.
  • La deuxième naissance se réalise sous forme physique ou matérielle.

chemin de vieLe fait que toute chose naît deux fois est un principe. En effet, la première création ne découle toutefois pas toujours d’un objectif sciemment décidé. Ainsi, si nous ne prenons pas conscience de notre personnalité et ne devenons pas ainsi responsable de ces premières créations. Nous laissons les gens et les circonstances à l’extérieur de notre cercle d’influence diriger nos vies par défaut.

D’autre part, nous vivions de façon réactive les scénarios écrits par notre famille, par les activités de notre entourage. Des scénarios qui nous viennent de notre enfance, de notre conditionnement. Ces scénarios sont fournis par les autres, et non par nos principes. Ils naissent de nos points faibles, de notre profonde dépendance à notre entourage. Ou encore, de notre besoin de nous sentir accepté et aimé, d’appartenir à un groupe, d’avoir une certaine importance, une certaine valeur aux yeux des autres.

Diriger et Gérer sa vie sont deux choses différentes

chemin de vieDiriger n’équivaut pas à gérer. La gestion est tournée vers le résultat. Comment puis-je accomplir certaines tâches?  Diriger revient à réfléchir à ces tâches que l’on veut mener à bien. Vous saisirez vite la différence si nous imaginons un groupe d’éclaireurs se frayant à la machette un chemin à travers la jungle. En travaillant ainsi, ils résolvent les problèmes. Ils entaillent la forêt, dégagent la route. Les gestionnaires, derrière eux, affûtent leurs machettes, mettent au point des stratégies, rédigent des manuels de procédure, présentent des programmes, apportent de nouvelles techniques, élaborent des plans de travail…

D’un autre coté, le Leader, celui qui dirige, est celui qui monte à la cime du plus grand arbre pour avoir une vue d’ensemble de toute la situation. Ainsi, de là-haut, crie: “Nous nous trompons de direction!”. Cependant, les travailleurs et les gestionnaires, trop occupés, répondent bien souvent: “Taisez-vous! Nous avançons très bien.” C’est pourquoi, une gestion efficace sans une direction constructive équivaut à “redresser les dossiers des chaises sur un bateau qui coule”. En effet, aucun succès ne peut compenser une erreur de direction. Mais diriger se révèle difficile, car notre vision se détourne souvent sur la gestion.

chemin de vieLa joie indique le chemin

Le sentiment de joie parle d’accomplissement, de réussite. Mais aussi et surtout de cohérence. En effet, bien au-delà du plaisir, elle nous indique notre route. Dès que nous nous écartons de notre chemin, la joie s’éteint. L’absence de joie est un synonyme de manque, d’insatisfaction, d’expression bridée, d’isolement, d’inaccomplissement, de mensonge, de fausse route.

Quand votre vie s’exprime pleinement, la joie est au rendez-vous. Contrairement à un a priori qui voudrait que nous rêvions tous de tranquillité. Il y a davantage de joie dans l’effort que dans le repos. Sauter des obstacles, parcourir de grandes distances, exercer ses muscles et ses compétences, développer son potentiel, accomplir, réaliser sont des sources de joie. L’ambition est inséparable de la joie.

Même quand la route est semée d’embûches. Si c’est la bonne, une joie profonde nous accompagne. Ne suiviez ni la voie de la facilité, ni celle du plaisir immédiat. Suivez la joie véritable par le plaisir construit. Ce sera votre meilleur guide pour être certain de vivre votre vie. Développez votre écoute intérieure. Soyez attentif à ce que vous ressentez. Votre intuition vous guide. Est-ce que vous êtes heureux de passer votre week-end avec ce couple d’ami? Est-ce que vous êtes joyeux d’aller faire du bowling ce soir?

D’autre part, on dit que notre “être intérieur”, notre “âme” communique avec nous de cette façon pour nous indiquer notre chemin et ce qui est bon pour nous. Si nous ressentons de la gêne, du mal-être pour une activité, un lieu ou certaines personnes, etc. C’est que ce n’est pas pour nous ou que nous ne sommes pas à notre place. Lorsque nous nous sentons bien et joyeux nous sommes sur le bon chemin de notre vie. Écoutez votre cœur, il indique le chemin…

Énoncé de mission personnel

chemin de viePour garder à l’esprit la joie qui vous guide, la manière la plus efficace consiste à rédiger un “énoncer de missions personnelles ». Une sorte de philosophie personnelle exprimant ce que vous voulez être (caractère) et faire (action et projet à réaliser). Ou encore, les valeurs et les principes sur lesquels vous basez ce devenir et ces actions. Chaque individu est unique. En conséquence, chaque énoncer de mission reflètera cette spécificité dans le font comme dans la forme.

En effet, un énoncé de mission rédigé selon de justes principes devient de la même façon une norme pour l’individu. Il devient sa constitution privée. Les fondations sur lesquelles établir les décisions essentielles de son existence. La base de ses décisions quotidiennes quand il se trouve plongé dans les situations et les émotions que la vie met sur la route. On ne peut les vivre si on ne possède pas un axe de vie immuable.

Ce texte est extrait du livre “Les 7 habitudes des personnes qui réalisent tout ce qu’elles entreprennent” de Stephen R. Covey.

Pourquoi je répète toujours les mêmes schémas ?

blankC’est un fait nous avons la fâcheuse tendance à la répétition. Cela est vrai, dans la sphère amoureuse ou amicale mais aussi au travail. Par exemple: Tristan “tombe” tout le temps sur des patrons autoritaires et dévalorisants. Valérie ne déniche que des séducteurs. Marion a sans cesse des embrouilles au bureau. Elle a plusieurs fois changé d’entreprise mais chaque fois, elle a eu à supporter une collègue jalouse. A croire qu’elle le fait exprès… Et si c’était le cas? Inconsciemment bien sûr. En effet, elle répète peut-être des schémas, une position de vie en lien avec ses croyances…!

Lorsque les situations se répètent et qu’elles se reproduisent souvent. Nous pouvons nous imaginer que tout “le monde est comme cela”. En effet, nous déduisons de cette répétition d’expérience des lois générales: “Les patrons sont autoritaires et dévalorisants”, “Les hommes sont séducteurs”, “Les filles dans les bureaux sont des chipies”. Chaque répétition n’est qu’une confirmation de croyance limitantes sur soi, ou sur les autres et du monde.

Position de vieLe mini scénario

On le nomme aussi circuit du sentiment parasite. En effet, le mini-scénario est le scénario que nous suivons au quotidien dans nos vies. Nos croyances et nos préjugés engendrent des comportements qui ont une incidence sur notre entourage. L’entourage en question réagit bien sûr à nos comportements. Ainsi, nous en déduisons à partir de leurs réactions le bien fondé de nos croyances (sans vouloir prendre conscience de notre part de responsabilité). Nous refusons d’admettre consciemment que nous avons nous-même, par nos comportements et nos attitudes provoqué des réactions chez les autres. Mais aussi par le choix de nos fréquentations ou de notre profession le climat social de notre vie.

Scénario parce que l’histoire est écrite à l’avance. Mini, parce que c’est un fonctionnement qui peut prendre place dans une simple conversation. On l’appelle sentiment parasite, on aurait pu dire de la réaction parasite, car les sentiments et les émotions éprouvées ne sont pas les sentiments et émotions authentiques et propres à la personne.

Au contraire, se sont des “réactions émotionnelles”, mises en place justement pour pouvoir prouver les croyances préexistantes. Nos réactions excessives viennent de nos “programmes” et automatismes que nous avons acquis pendant l’enfance. De nos expériences enfantines, des messages reçus de nos parents, de nos contacts avec d’autres enfants, d’autres adultes, nous avons tiré des conclusions. Ces croyances guident nos comportements, ceux-ci provoquent des réactions dans l’entourage qui renforce bien sûr nos croyances d’origine.

Position de vieLes positions de vie

La position de vie (ou position existentielle) représente la position fondamentale que prend quelqu’un. En effet, c’est la représentation que la personne a d’elle-même et des autres. Cela représente bien plus qu’une simple opinion, c’est un état d’être.

En fonction de ce que l’on a reçu comme attention positive ou négative, comme coups ou câlins, critiques ou compliments dans son enfance, chacun se fait une idée très précise de sa valeur personnelle et de celle des autres. Ce sera sa “position de vie”. Une synthèse d’estime de soi et des autres qui répond à ces deux questions:

Suis-je quelqu’un de bien? / Puis-je faire confiance aux autres?

En fonction de vos réponses vous pouvez déterminer votre position de vie:

  • (+ +) Je suis OK / vous êtes OK : je m’accepte et j’accepte les autres
  • (- +)  Pas OK avec moi / vous êtes OK : je me refuse et j’accepte les autres
  • (+ -) Je suis OK / vous n’êtes pas OK : je m’accepte et je rejette l’autre
  • (-  -) Pas OK avec moi / vous n’êtes pas OK : moi et les autres ne valons rien
Position de viePosition OK+/OK+

Je m’accepte tel que je suis, je suis conscient de mes atouts et de mes faiblesses. Ensuite, j’exprime mes émotions, je me montre aux autres sans me camoufler. Je suis moi et je m’affirme. D’autre part, j’accepte aussi les autres tels qu’ils sont. En effet, je vois leurs qualités et leurs manques. Je partage mes idées et mes sentiments. Quand je ne suis pas d’accord, je le dis et je négocie. Je crois que nous pouvons fonctionner ensemble. Quand je rencontre un problème, je cherche la solution avec l’autre. Lorsque l’autre rencontre un problème, je l’aide à trouver lui-même sa solution, je le crois capable de la trouver. Nous sommes à égalité.

Position de viePosition OK-/OK+

En position OK- , je me dévalorise. Malheureusement, je pense que je suis moins bien que les autres, que je ne suis pas intéressant et pas important. Ensuite, parfois je pense que je gêne les autres qui sont tellement mieux que moi. Je ne sais pas bien faire les choses, alors je préfère que les autres le fassent à ma place. Parce que j’ai toujours peur de ne pas être à la hauteur. Je joue au petit garçon ou à la petite fille pour que les autres me prennent en charge. C’est pourquoi, je n’aime pas les responsabilités. Néanmoins, j’essaye toujours de bien faire, de faire plaisir pour me faire accepter. Je préfère que les autres pensent à ma place. Quand je rencontre un problème je me dis que c’est de ma faute. Je culpabilise et j’attends que les autres le résolve à ma place.

Position de viePosition OK+/OK-

Je suis dominant. Je pense que je suis le meilleur et que les autres ne savent pas s’y prendre.

Néanmoins, je peux aussi me faire mielleux, paternaliste ou mère-poule. “Il faut bien aider ses pauvres gens qui sont incapables d’y arriver tout seul”.

Ensuite, je peux être autoritaire, parfois agressif. Je cherche à diriger les autres. J’aime avoir raison, je supporte mal d’avoir tort. Quand je rencontre un problème, je cherche le coupable. Car c’est de tout façon la faute des autres.

orgasme hommePosition OK-/OK-

C’est le désespoir. Les personnes dans cette position de vie pense “je suis nul et les autres ne sont pas mieux”. La vie est stupide. C’est la faute aux gouvernements, au temps qu’il fait, à la fatalité, à tout le monde et à personne.

Je suis tellement passif que quelqu’un va bien finir par prendre le problème en main. Parce que je ne veux pas m’en occuper. Je ne m’implique pas. Quand je rencontre un problème, j’attends. Parfois, je ne le vois même pas. De toute façon je sais qu’il n’y a pas de solution.

position de vieSi vous souhaitez connaître votre position de vie favorite, cliquer sur le lien ci-dessous, ce test pourrait vous éclairer:

Psycho test :

Nous conservons l’illusion d’avoir un caractère en dehors de toute interaction. Or, la réalité est toute autre. Nos réactions sont insérées dans des boucles rétroactives. Notre comportement influe sur notre interlocuteur, sa réponse guide mon attitude.

Selon votre attitude, vous attirez l’attitude complémentaire. Si vous vous comportez de manière parentale en (+/-) vous aurez face à vous des personnes soumises et dépendantes. D’autre part, si vous vous présentez en victime, vous attirerez des sauveurs ou des persécuteurs.

La Loi de Réciprocité

donner et recevoirTrouver l’équilibre entre le donner et recevoir

De nos jours, notre société occidentale idéalise le don gratuit et le sacrifice. On aime souvent croire que la générosité, c’est pouvoir donner sans recevoir. Cependant, l’acte de rendre fait partie intégrante de notre psychisme. N’est-il pas cohérent que les échanges égalitaires entre donner et recevoir engendreront d’avantage de relations saines?

Alors que des échanges qui ne vont que dans un sens établiront des liens de dominant/dominé. Donner sans recevoir ou recevoir sans donner entraîne des relations inégales qui favorisent la sujétion et la prise de pouvoir sur l’autre.

Plusieurs expériences du département de psychologie de l’université du Michigan ont révélé que si une personne faisait un don trop important, cela suscitait une réaction de rejet chez toutes les personnes ayant le sentiment de ne pas pouvoir rendre l’équivalent. En effet, si l’on prive une personne de sa capacité de réciprocité, cela réveillera en elle un sentiment de frustration, voire de honte.

donner et recevoirTrop donner

Donner et recevoir est un équilibre complexe et difficile à maintenir dans une relation. Cependant, lorsque l’on connaît et respecte la loi de réciprocité, cela nous permet de construire des liens solides dans un respect et une confiance mutuelle.

Isabelle Fillioza, dans son livre, “Moi et les autres”, nous permet de mieux comprendre pourquoi trop recevoir peut entraîner le rejet ou la frustration. Lorsque l’on Donne, nous prenons un risque dans la relation. En effet, nous offrons une partie de nous à l’autre au risque d’être rejeté si notre interlocuteur n’accepte pas ou n’apprécie pas notre cadeau, nos attentions, etc.

Si notre don est accepté, nous sommes grandis par notre acte. D’une certaine manière, nous sommes mis en valeur. Parce que nous nous sentons utile, important mais aussi généreux. Donner offre, symboliquement, à l’autre « une dette » jusqu’à ce qu’il rende à son tour… Parfois le receveur peut se sentir diminué voire humilié de ne pas pouvoir rendre autant. C’est pour cette raison que nous apportons des fleurs ou une bouteille de vin lorsque nous sommes invités chez des amis. D’autres peuvent s’affranchir de leur dette en animant la soirée, en racontant des blagues et faire la conversation.

donner et recevoirPour des relations plus saines

Le fait de recevoir sans contrepartie est aussi une manière d’entretenir la passivité. L’équilibre de donner et recevoir dans un couple est très important. Par exemple, certaines femmes au foyer sont souvent critiquées dans leur travail alors que leur conjoint reste sans les aider devant la télé. Il préférera dévaloriser et diminuer sa femme en lui faisant croire qu’elle doit en faire d’avantage pour justifier sa passivité. La clef pour sortir de ce schéma est d’arrêter d’essayer d’en faire plus. Parce que cela ne fera qu’augmenter sa dette et donc son agressivité. En revanche, inciter son conjoint à s’impliquer un minimum pourrait permettre une relation plus égalitaire. Il se sentira plus valorisé, plus impliqué et aura moins besoin de rabaisser sa femme.

On peut aussi se sentir en dette lorsque l’on n’a pas reçu, alors que l’on a été en droit de recevoir. Cette dynamique fonctionne pour les relations enfants/parents. Un enfant qui a reçu tout l’amour et l’affection de ses parents n’est pas en dette. Parce qu’ils ont été payés directement par l’échange d’amour, en recevant toute l’affection de leur enfant. Cependant, un enfant qui a grandi sans amour est en dette. Ses parents n’ont pas accepté de recevoir son amour en contre partie. Implicitement, ils lui ont fait ressentir qu’ils ont dût l’assumé (voir le supporter) pour l’élever. Lorsqu’il sera adulte, cet enfant non aimé pourra avoir tendance à donner sans cesse à tout le monde comme pour effacer sa dette.

donner et recevoirNe jamais donner

Il y a des personnes qui ne donnent jamais rien. Elles ont perdu l’espoir de se faire aimer. En effet, quand on a été trop humilié ou dévalorisé, on a l’impression de ne pas être intéressant ou de ne rien avoir à apporter aux autres. Alors on ne donne pas!

Ce n’est pas de l’égoïsme. L’égoïsme, c’est penser à soi avant les autres car celui qui ne donne pas n’a justement pas assez d’ego. D’autres ne veulent pas non plus recevoir de cadeau pour ne pas éprouver de la gratitude. Il est fréquent que ceux qui ne donnent pas n’aiment pas non plus recevoir. Recevoir, c’est accepter un échange et rentrer dans une dynamique de réciprocité et donc accepter de créer un lien. Or, ces personnes fuient les relations car recevoir c’est aussi se sentir digne d’intérêt.

Vous l’avez compris. Le fait de donner et recevoir n’est pas quelque chose d’anodin. Nos échanges révèlent qui nous sommes. Notre rapport aux autres et à nous-même. Ils dessinent les bases d’une relation. Et vous? Est-ce que vous donnez trop? Est-ce que vous acceptez de recevoir? Avez-vous construit vos relations amicales et amoureuses sur des échanges égalitaires?

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Les 4 mécanismes de Domination

mécanismes de domination

Les mécanismes de domination

James Riedfield met en lumière dans son ouvrage « La prophétie des Andes » l’existence de plusieurs mécanismes de domination pour soutirer de l’énergie aux individus. En effet, les humains qui n’arrivent pas à se relier à l’énergie universelle sont en concurrence pour obtenir celle des autres sous forme d’attention, de reconnaissance ou d’approbation. Ainsi, ces différents mécanismes de domination permettent d’acquérir auprès de notre entourage de l’attention. Bien souvent, nous en utilisons un plus qu’un autre. C’est celui qui a été mis en place avec nos parents dans notre famille. James Riedfield parle de quatre manières de dominer l’autre, 2 actives et 2 passives.

Vous pouvez essayez de déterminer à l’aide des descriptions ci-dessous avec quel type de personne vous êtes souvent en lien. Pour ensuite, trouver quel est votre propre mécanisme. Comment cherchez-vous à attirer l’attention dans vos relations familiales, amicales, professionnelles ?

 

mécanismes de dominationL’intimidateur

Ils attirent notre attention en nous faisant peur. En effet, ils maintiennent sous pression leur entourage par la crainte. Par exemple, des remarques embarrassantes, des réactions coléreuses voire d’explosions de fureur. D’autre part, se sont des personnes un brin egocentriques. Elles envahissent l’espace afin que les regards soient tournés vers elles en parlant sans arrêt et/ou fort. Elles ont tendance à donner des ordres (autoritaire), à être sarcastique et selon les cas, violent.

Si l’on tente d’utiliser ce mécanisme sur vous, restez calme. Ne répondez en aucun cas à l’autorité ou à la pression que l’on essaye de vous donner. Restez vous-même et soyez simplement choqué de cette attitude. Ce mécanisme s’adresse souvent aux plaintifs ou aux intimidateurs.

L’interrogateur

mécanismes de dominationIci, les personnes ne feront pas régner la crainte ou la peur mais s’attacheront à relever tous vos points faibles. En effet, ils chercheront à vous déstabiliser en vous critiquant et en soulignant bien vos erreurs. Une fois que ces personnes auront découvert vos points faibles. Elles vont tout simplement chercher à vous rabaisser constamment. en jouant avec vos retranchements.

Dans ce cas de figure, plus vous essayerez de montrer qu’elles se trompent et de vous justifier et plus vous leur donnerez de l’énergie. Se sont des personnes cyniques, sceptiques, sarcastiques, agaçantes, moralisatrices et manipulatrices. Elles attirent l’énergie en mettant en avant leur intelligence, leur esprit critique et leur sens de la répartie. Le mécanisme de défense est l’indifférence qui évite ainsi très bien leurs critiques. Vous pouvez répondre “C’est ce que tu penses” ou “C’est toi qui le dit”. Essayez de prendre du recul même si la personne cherche à vous déstabiliser et surtout ne vous justifiez pas.

mécanismes de dominationL’indifférent

Ces personnes vont capter toute votre attention en vous rejetant. Nous avons toutes connu un mec qui nous la jouait à l’envers avec cette technique! Ce système de domination va toucher vos retranchements de l’ordre de la peur d’abandon et du rejet. En effet, ces personnes vont jouer sur le désintérêt, le manque de disponibilité, le refus de coopérer, le rejet, l’opposition et la dissimulation. Ce qu’il faut comprendre avec ce comportement, c’est que vous pourrez faire n’importe quoi, cela ne changera rien. Cette indifférence n’est pas en lien avec ce que vous êtes, ce que vous avez dit ou ce que vous avez fait. Ces individus intériorisent leurs peurs, leurs angoisses et leurs doutes. Face aux conflits, elles vont se détacher, voire fuir la situation. C’est pourquoi, si une personne tente de vous déstabiliser de cette façon. La seule chose à faire est de TOTALEMENT lâcher prise et de ne pas « courir » après cette personne. Les indifférents engendrent bien souvent des interrogateurs.

mécanismes de domination
Le Plaintif (La victime)

Ce genre-là, je crois que tout le monde connait! Nous avons tous dans notre entourage une personne à qui il arrive toujours des problèmes. Souvent, nous devons l’écouter se plaindre ou la consoler pendant des heures. Ces personnes ont besoin de lire l’article « soyez proactif ». Leur estime d’eux-mêmes n’est basée que sur le jugement des autres. Ainsi, elles ne peuvent rien entreprendre par elles-mêmes.  Elles deviennent de véritables chiens de cirque que l’on ballotte dans tous les sens selon comme ça arrange.

Dans cette situation, le mieux que vous puissiez faire c’est de consoler votre amie jusqu’au moment où cela commence à vous peser/ fatiguer. Ensuite mettez poliment fin à cette discussion.

Déjouer les mécanismes de domination

Quand vous vous sentez menacé, accablé, jugé ou dans la culpabilité,… vous êtes peut-être pris dans une lutte de pouvoir et sous l’emprise d’un des mécanismes de domination. Dans un premier temps, prenez conscience de la toxicité de la relation dans laquelle vous êtes. Ensuite, prenez de la distance et/ou quittez la personne pour récupérer votre équilibre. Pour vous aidez, vous pouvez nommer les mécanismes de domination en jeu et en parler à la personne concernée avec bienveillance (sans l’accuser).  Voici ce que James Redfield propose de dire :

– A l’intimidateur :  » Pourquoi es-tu en colère ?  » Ou :  » On dirait que tu veux me faire peur. «
– A l’interrogateur :  “Quand je suis avec toi, je me sens toujours critiqué » Ou  “J’ai l’impression que tu as peur que je te quitte.”
– Au plaintif :  “J’ai l’impression que tu me rends responsable de tout ce qui va mal pour toi.  » Ou  » On dirait que tu veux me culpabiliser.”
– A l’indifférent :  “J’ai l’impression que tu deviens distant.” Ou :  “A quoi penses-tu, que ressens-tu ?”

D’autre part, essayez de comprendre en quoi le processus de domination est aussi de votre responsabilité. Demandez-vous ?

  • En quoi l’autre ressemble à l’un de tes parents ?
  • Pourquoi réagis-tu comme l’enfant que tu étais ?
  • Comment peux-tu agir en étant adulte ?

Se trouver, se choisir

Une fois franchie ces quatre étapes, après avoir passé dépassé la peur de l’échec et assumer le doute (inhérent à l’action). On réalise qu’on est beaucoup plus libre de se choisir un projet de vie qu’on ne le croit, qu’on l’est à tout âge. Que l’on peut être, pour soi, l’utopie dont on rêve pour le monde. En effet, se trouver, se choisir. Trouver sa place, trouver son élément, est l’aboutissement de ces quatre premières étapes.

On comprend dès lors que le chemin qui précède est nécessaire pour que le choix de vie, ce “devenir soi”, soit intégré et solidement enraciné. Mais pas seulement une réaction à la colère contre le pouvoir des autres, contre sa solitude et ses échecs. Une confiance en soi, une sérénité qui permette de penser: “Oui, je suis capable!”. “je suis meilleur que je ne le crois!” ; “Oui, je peux agir!” ; je peux réussir!”.

Voilà qui permet enfin de trouver le courage de franchir la dernière étape. Ainsi que de choisir quel don inexploité, physique, artistique, ou intellectuel, quelle passion étouffée on peut enfin se décider à mettre en œuvre. En effet, devenir soi n’est jamais devenir violent, sinon comme, sacrifice ultime, le “devenir soi” des autres, leur liberté, suppose le don de soi.

Cela conduit enfin à comprendre que chaque Autre, voisin ou lointain, est aussi un être plein, entier, prometteur. Et que choisir peut être aussi d’aider les autres à en faire autant. Que les anciens sont des trésors en sommeil, que les jeunes sont des promesses à tenir, que tous sont des génies à découvrir. Et que les aider peut faire partie intégrante de son propre bonheur. En effet, on reçoit beaucoup de ceux à qui ont donné. Ainsi, pour apprendre, il faut enseigner. Partager un savoir est une formidable façon de faire surgir des idées enfouies en soi. Rien n’est plus passionnant que d’aider, en particulier les enfants, à se trouver et à comprendre en quoi ils sont uniques.

Néanmoins toute médaille a son revers. En effet, choisir de se découvrir et aider les autres à se trouver peut conduire à se faire des ennemis. Car nul n’aime être dépassé ou devoir quoi que ce soit à qui que ce soit. Ainsi, bien des orgueilleux et des débiteurs n’ont rien de plus pressé que d’oublier, voir haïr leurs créanciers. C’est pourquoi, il faut donc y être préparé. En effet, si on choisit de s’épanouir et aussi d’aider les autres à se trouver, il faudra forcément affronter la jalousie et l’ingratitude. Si on a bien parcouru tout ce chemin, cela risque de se présenter et peut être assumé avec sourire 😉 Soyez simplement flexible et voguez vers d’autres horizons moins hostiles…

Se respecter et se faire respecter

Après la prise de conscience de son corps, la première dimension du respect de soi passe par son entretien. Par exemple, le refus de toute addiction, la pratique d’un sport, le soin de son apparence. Ainsi que l’amour de l’image de soi que renvoient les miroirs et le regard des autres. Et, si ce n’est pas le cas, de tout faire pour la changer et surveiller sa santé.

D’autre part, le respect de soi exige également de se préciser à soi-même ses valeurs. C’est-à-dire ce que l’on entend par le Bien et le Mal et d’en hiérarchiser les diverses formes. Par exemple, de décider ce sur quoi on est prêt ou non à transiger, de distinguer entre l’important et l’accessoire, entre la satisfaction immédiate et l’investissement dans une plénitude de plus long terme.

D’autre part, le respect de soi peut être définit par des vocables tels que: propreté, élégance, honnêteté, sincérité, politesse, savoir-vivre. Quels sont les vôtres?

En effet, le respect de soi suppose de prendre au sérieux quotidiennement ces mots et les valeurs qu’ils recouvrent. Ce qui conduit à ne pas se mentir, à ne pas s’épargner, à analyser et à comprendre ses échecs, à identifier ses responsabilités, à comprendre ce que l’on peut attendre et espérer de soi. A ne pas esquiver la vérité sur soi, sur ses tares, ses secrets de famille. A refuser de mourir sans avoir fait ce que l’on s’était promis d’accomplir.

Ensuite, le respect de soi conduit aussi à éloigner la haine de soi, à ne pas se mépriser, à penser qu’il y a nécessairement en soi quelque chose qui mérite d’être mis en valeur. D’autre part, il conduit aussi à ne pas chercher à tout prix à être plaint ou consolé. Mais à être prêt à admettre la réalité de mauvaises nouvelles ou de perspectives difficiles. C’est-à-dire à ne pas se morfondre et saisir dans le malheur de nouvelles opportunités. C’est pourquoi, le respect de soi conduit à trouver une force intérieure, à atteindre lucidité et intériorité, intégrité et courage. En effet, il fortifie le désir de vivre.

Ensuite, il prépare à affronter les aléas de la vie sans optimisme béat, ni pessimisme inhibant. C’est pourquoi, il renvoie une image sereine et positive de soi à son entourage et conduit à en être respecté: de fait, comment espérer être respecté d’autrui si on ne se respecte pas soi-même? Il conduit réciproquement, à respecter autrui, miroir et source du respect de soi.

Connaître ses valeurs et agir en fonction d’elles

Chacun de nous est composé d’un ensemble. En effet, dans les médecines holistiques, on considère l’homme à travers son corps, son mental et ses émotions. En psychanalyse, on parle avec le Moi, le Sur-Moi et le Ca. Ensuite, il y a aussi la dualité entre notre Ego et notre Etre Intérieur. C’est-à-dire notre part d’ombre et notre part de lumière. Mais alors qui sommes-nous? Comment se connaître et devenir soi-même si nous sommes l’unité d’un ensemble?

Nous ne sommes pas nos pensées, ni nos émotions car celles-ci apparaissent, puis disparaissent et cependant nous demeurons. Notre cerveau est comme un ordinateur, nous sommes constamment entrain de penser. Cependant, nous ne sommes pas toutes ses pensées. Certaines résulte de notre ego, de nos peurs profondes. D’autres sont des choses que nous avons simplement entendu. Certaines proviennent de l’inconscient collectif, etc.

C’est bien pour cela que beaucoup de personnes pratiquent la méditation afin de se libérer de ce brouhaha mentale et d’accéder à ses pensées véritables et profondes. Et se connaître véritablement. En ce qui concerne les émotions, nous sommes souvent soumis à des émotions élastiques dont nous sommes inconsciemment dépendants et que nous revivons sans cesse mais qui ne nous appartiennent pas pour autant. Pour devenir soi, il faut avoir conscience de cela. Alors qui sommes-nous ?

Nous sommes nos actes

Nous sommes nos actes. Et aussi peut-être un peu ce que nous disons, les mots que nous utilisons. Nous sommes nos actes car ils reflètent nos choix, nos valeurs et notre éducation. En effet, nous pouvons avoir des pensées négatives pour un ennemi mais rester fair play à travers nos actes vis-à-vis de cette personne. A travers nos actes, nos choix expriment notre libre arbitre et nos valeurs. Ecouter, appliquer et agir en fonction de ses valeurs et de ses principes vous donneront confiance et estime en vous-même. D’autre part, vous serez perçu comme une personne fiable et droite par vos proches. C’est véritablement de cette manière que vous serez en parfait accord avec vous-même.

Nous sommes nos mots

connaitreEn ce qui concerne les mots, on peut se référer à l’un des quatre accords toltèques: Que votre parole soit impeccable. En effet, apprenez à parlez avec intégrité. N’utilisez pas votre parole contre vous, ni pour médire sur autrui. Qui n’a pas gardé en mémoire une phrase blessante d’un parent ? Et la fait encore résonner une fois adulte ?

La parole est un outil qui peut détruire. Cependant, Elle peut aussi construire. En effet, contrairement à ce que nous croyons souvent, les mots ont du poids : ils agissent sur la réalité. Dites à un enfant qu’il est enrobé et il se sentira gros toute sa vie.

Comment s’y prendre ? En cultivant la modération dans ses propos : ne pas en dire trop, ni trop vite. Cela commence dans le discours que l’on se tient à soi-même : « La clé, c’est l’attention à notre discours intérieur ».  Ensuite, les critiques et les jugements que nous cultivons sur autrui, mais aussi les sempiternels « Je suis nul », « Je suis incapable » ou « Je ne suis pas beau » que nous entretenons à notre sujet sont des paroles négatives qui polluent notre mental. Or, elles ne sont que projections, images faussées en réponse à ce que nous croyons.

Prendre conscience de son unicité

L’unicité est l’autre versant de la solitude. En effet, même si plusieurs milliards d’individus vivent en ce moment même sur cette planète. Et même si des millions peuvent avoir des tâches identiques qui doivent être accomplies sur tous les continents. Aucun être humain, depuis l’aube des temps, n’est semblable à aucun autre. C’est pourquoi, chaque humain est unique et différent de tous les autres, biologiquement, géographiquement, culturellement, historiquement. Chacun dispose de caractéristiques que nul n’a jamais eues avant lui et que nul n’aura après lui. Parce que chacun a des pensées uniques et que chacun emprunte, pour penser et vivre, des itinéraires qui lui sont propres.

Chacun peut faire pour soi et pour d’autres, dans son travail et le reste de sa vie, des choses que personne d’autre n’a fait et ne pourra faire de la même façon. En effet, les exemples déjà évoqués ont bien montré que même le plus handicapé, le plus pauvre, le plus tragiquement éloigné de lui-même, le moins conscient de ses propres dons, peut apporter quelques choses de spécifique au monde, rendre un service unique, se trouver.

La quatrième étape de cette introspection est donc d’avoir une réflexion sur ce en quoi on est différent des autres. C’est-à-dire sur son unicité dans l’univers. Puis sur les circonstances qui ont pu nous conduire à l’avoir oublier. Et enfin, sur le soin à prendre pour ne plus la négliger.

avoirIl faut alors comprendre que le but ultime de toute vie n’est en aucun cas de “survivre” mais de “sur-vivre” en créateur. Autrement dit de mener une vie selon ses propres valeurs et ses aspirations. Une vie que personne d’autre ne pourrait avoir de la même façon.

Elle conduit à renverser la table, à ne pas faire ce que les autres attendent de soi, à cesser de penser sa réussite en fonction de critères imposés par les autres, à ne rien faire qui pourrait être fait aussi bien par d’autres, à ne pas occuper une fonction qu’un autre pourrait mieux remplir, à tenter de ne faire que quelque chose d’unique, à tenter de découvrir ce qui est unique en soi, de quel don on dispose.

Ne rien attendre des autres

La solitude est, avec la brièveté de la vie, une des dimensions de la condition humaine les plus pénibles à admettre. En effet, l’homme ne peut que difficilement s’y résoudre. L’essentiel de l’aliénation dont chacun est victime trouve d’ailleurs sa source dans les mille et une ruses religieuses, politiques, économiques, familiales, sentimentales. Parce qu’elle vise à nous faire croire que nous ne sommes pas seuls. En nous assignant des tâches, en suscitant en nous des désirs, en nous fournissant des occasions de nous distraire avec d’autres. Mais aussi en nous immergeant dans des foules parmi lesquelles nous nous croyons entouré et protégé, en nous enivrant de mille et une façon, en nous faisant dialoguer avec un Dieu.

Et pourtant, même si nous sommes croyant, même si nous sommes entourés, aimés, soutenus par des amours, des parents, des amis, aussi sincères soient-ils. Nous sommes seuls. Même si ceux qui nous aiment nous apportent tendresse, soutien, consolation, etc. Personne ne peut nous soustraire à la solitude inhérente à la condition humaine.

Assumons-le

Personne d’autre que nous ne peut exprimer notre raison d’être. En effet, personne d’autre que nous n’est habilité à définir nos aspirations. Ou encore à choisir notre projet de vie. Parce que personne ne peut mieux que nous choisir ce que nous voulons être dans dix minutes, dans deux jours ou dans dix ans.

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On trouve alors le courage de ne compter sur personne. D’oser de rien attendre des autres: ni amour, ni argent, ni soutien. Pas plus de sa famille, de ses amis, de ses relations, que de quelques sauveurs que ce soit.

Ne rien attendre de ceux qu’on aime ne veut pas dire qu’il faille les négliger. Au contraire, il faut leur dispenser de l’amour sans attendre en retour. En effet, ne rien attendre de ses amours est ne pas s’introduire une dimension d’intérêt dans l’affection qu’on leur porte. Ne rien attendre de ses relations est ne pas les considérer comme un réseau de soutien mais comme un réseau de confiance mutuelle et d’échange.

Ne rien attendre s’est s’ouvrir à plus de possibilité

La position qui me semble la plus juste à adopter, lorsque l’on souhaite rester sans attente et sans désir vis-à-vis des autres est d’une part, un constat. Lorsque l’on attend rien de particulier des autres, on peut recevoir beaucoup de choses. En effet, tous les possibles sont ouverts et même des choses auxquels nous ne nous serions peut-être pas donner la permission d’imaginer. Alors que si l’on attend quelque chose de précis, nous ne pouvons recevoir que cette chose ou la déception de ne pas l’avoir reçu. Si l’on attend rien, nous ne sommes pas déçus. Car nous sommes seulement ouverts et réceptifs à recevoir tout ce qui s’offre à nous de bénéfique.

Et si certaines personnes ne sont pas en mesure de nous donner ce dont nous ressentons avoir le besoin. Il ne faut pas les blâmer pour cela. Elles ne peuvent pas ou n’en sont pas capables. C’est à nous de nous résigner et de nous diriger vers d’autres personnes qui nous nourrissent “sans effort” et échangent avec nous d’une manière fluide et naturelle.

Cela veut dire aussi qu’il faut craindre que le pire puisse venir des autres y compris de ceux dont on pourrait espérer aide et compréhension. Et que ce pire est même probable. Parce que la solitude fragilise face au Mal. Il y a en chacun de nous une part d’ombre et une part de lumière. C’est pourquoi, le voir et l’accepter chez soi, comme chez les autres, permet de s’adapter au mieux à son environnement. Prendre conscience de sa solitude conduit donc à prendre la mesure de ce qui menace, et pousse à devenir un peu paranoïaque.

Prendre Conscience de son aliénation

La première étape sur le chemin du “devenir soi” est la prise de conscience de son aliénation. En effet, comme tout être humain, on n’a choisi ni la date, ni le lieu de sa naissance, ni son milieu d’origine. C’est pourquoi, de celui-ci on n’a ni à en être fier, ni à le maudire. C’est une donnée, une contrainte, une limite à la liberté.

Ensuite, on continue en osant enfin se poser quelques questions difficiles sans se mentir à soi-même. Suis-je aliéné à la nourriture? À la boisson? À une drogue? ou à des idéologies? À des pouvoirs économiques, politiques ou religieux? Puis-je m’en dégager quand je le veux ou suis-je totalement dépendant?

Ou encore, qu’ai-je fait de ma vie jusqu’à aujourd’hui? Ai-je choisi librement mes critères de réussite? Le lieu de ma résidence? Mes études? Mon partenaire sentimental actuel? Mon métier? Mes enfants?

Ensuite, ai-je vraiment cherché à découvrir et mettre en valeur mes dons? De quels chagrins suis-je fait? De quel bonheur suis-je construit? Suis-je véritablement limité par mes moyens matériels? Par ma paresse? Suis-je la victime des tragédies que j’ai pu traverser ou que j’ai provoqué?

Et pour finir, suis-je contraint par l’importance que j’attache au bonheur des autres? Suis-je condamné à la médiocrité? À une vie semblable à celle des autres? Suis-je résigné? Suis-je content de l’être?

aliénationPresque tous les humains font tout pour ne pas répondre à ces questions. D’autre part, la plupart des sociétés font tout pour aider, voir exhorter chacun à ne pas se les poser. C’est pourquoi, pour y répondre, encore faut-il oser affronter son histoire, celle de ses ancêtres, la culture que l’on a héritée. Et voire, si possible, ses secrets de famille.

En effet, cette première étape doit permettre de prendre conscience de son aliénation au temps qui a fait en un lieu et à un moment donné. Mais aussi de sa dépendance à des idées, des concepts, des valeurs, des croyances héritées. Pour ensuite, analyser et assumer enfin ses marges de liberté, ses forces et ses faiblesses.

Cette conscience de ses limites ne conduit pas nécessairement à renoncer à ses convictions ou à l’héritage de ses ancêtres. Néanmoins, elle ne conduit pas non plus, par elle-même, à vouloir changer sa vie. En effet, si on réussit à affronter ses vérités, aussi difficiles soient-elles, cette première étape permet de prendre conscience du rôle que chacun joue dans l’aliénation des autres. Ensuite, elle permet aussi de construire lucidement une conscience de soi. Ce qui donne envie d’aller plus loin, d’avancer sur le chemin de la confiance en soi.